Crise du porc : les éleveurs refusent d'être les otages des abattoirs

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Le marché de référence de Plérin était de nouveau fermé ce jeudi.
Le marché de référence de Plérin était de nouveau fermé ce jeudi. (Crédits : © Stephane Mahe / Reuters)
Après une journée de crise, Stéphane Le Foll a annoncé obtenir la promesse de l'un des industriels d'acheter cette semaine 90.000 porcs au niveau national au prix revalorisé de 1,40 euro/kilo. 60.000 porcs n'ont pu être vendus aujourd'hui. Deux abatteurs-transformateurs, qui totalisent 30% des achats de porc en France, ont bloqué la cotation pour la deuxième fois. Les éleveurs estiment être pris en otages.

Article actualisé à 19h51

Les industriels de la viande ne veulent pas lâcher le bifteck. Après le boycott de la cotation de lundi (parce qu'ils jugent trop cher le cours fixé mi-juin à 1,40 euro le kilo), Cooperl et Bigard/Socopa (30% des achats de porc sont réalisés pour ces deux gros abatteurs-transformateurs) ont de nouveau boudé ce jeudi le marché du porc breton (MPB) de Plérin, entraînant la suspension de la cotation et la fermeture de la place de marché française de référence sur la viande porcine, sur décision du conseil d'administration.

La compétitivité des abattoirs en cause, selon la FNP

Depuis l'accord conclu à la mi-juin sous l'égide du ministère de l'Agriculture entre industriels transformateurs, grande distribution et syndicats agricoles d'éleveurs-producteurs, le tarif minimal est établi à 1,40 euro le kilo de porc. Ce montant, jugé vital pour les éleveurs-producteurs (à ce prix, selon la FNSEA, seuls la moitié d'entre eux arrive à l'équilibre), est désormais jugé trop cher, et intenable pour les industriels (abatteurs-transformateurs) qui, pour les ventes de viandes à l'export, affrontent une concurrence européenne féroce, notamment en Allemagne (qui a en outre une production deux fois plus importante). Hier, dans "Ouest-France", Patrice Drillet (président de Cooperl) affirmait ainsi qu'il y a un écart de 0,28 euro avec le cours allemand.

De son côté, la fédération nationale porcine (FNP), antenne spécialisée de la FNSEA, n'admet pas cet argument. Refusant d'être prise en otage, elle estime cette rhétorique comme une excuse masquant le problème de compétitivité des abattoirs :

 "Nous sommes conscients que l'embargo russe et la distorsion de concurrence sur les coûts de main-d'œuvre sont un handicap, mais les éleveurs français n'ont plus les moyens d'absorber les déficits de compétitivité des autres maillons de la filière."

60.000 porcs non vendus: les frais montent, le gouvernement sollicité

Face à l'annulation de la deuxième et dernière séance hebdomadaire, où  60.000 porcs auraient dû être mis en vente (s'ils ne sont pas abattus, les éleveurs devront continuer à les nourrir, sans espérer les vendre plus cher), le président de l'Union des groupements de producteurs de viande de Bretagne (UGPVB), Michel Bloc'h, a lancé un appel à l'ensemble des opérateurs pour que la cotation ait lieu vendredi. Il demande également à être reçu par le Premier ministre Manuel Valls ou par son cabinet "dès demain".

 "Les producteurs sont essoufflés d'un point de vue trésorerie, ils ne pourront pas supporter des cours qui risquent malheureusement de baisser très fort. Je lance un appel au Premier ministre, à son cabinet, je veux pas lui foutre en l'air ses vacances, bien au contraire, mais il faut au minimum que ses conseillers nous reçoivent dès demain. Cette situation est inextricable pour nous producteurs, il faut que l'Etat entende, je veux que M. Valls nous entende sur ce discours-là", a déclaré M. Bloc'h.

Le Foll annonce une table ronde en août et une réunion en septembre

En fin de journée, le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, expliquait dans un point presse qu'il ne disposait d'aucun levier juridique pour forcer la cotation à reprendre sur le marché de Plérin, car il s'agit d'une association type loi 1901 dont seuls les adhérents peuvent prendre les décisions.

Cependant, après s'être entretenu au téléphone avec les deux industriels, le ministre de l'Agriculture, a affirmé que le patron de Bigard lui a promis d'acheter cette semaine 90.000 porcs au niveau national, comme il le fait d'habitude, au prix revalorisé de 1,40 euro/kilo demandé par les éleveurs. Les porcs habituellement achetés par l'entreprise à Plérin seront achetés dans d'autres endroits.

En outre, dans la journée, le ministre a estimé que "le gouvernement devait poursuivre la stratégie engagée". Cette stratégie de la concertation a été étayée mardi, avec l'annonce de Stéphane Le Foll d'organiser une table ronde fin août sur les nouvelles formes de commercialisation du porc, puis, en septembre, une réunion sur les "nouvelles formes de négociations commerciales entre producteurs, transformateurs et distributeurs".

Mais la FNSEA, qui s'est interrogée sur la pertinence d'une cotation bi-hebdomadaire, souhaite des mesures d'urgence. Xavier Bellin, le président du syndicat agricole demande que "la Commission européenne et le Conseil des ministres européens, sans attendre le 7 septembre, puissent prendre des mesures exceptionnelles de dégagement du marché pour soutenir les cours".

La grande distribution, dont une partie des acteurs est pointée du doigt par les éleveurs pour leur politique de tarifs tirés vers le bas, tente pourtant de rassurer ses fournisseurs. Lundi, dans une note de blog, Michel-Edouard Leclerc avait confirmé sa position d'achat à 1,40 euro le kilo, une position suivie par Intermarché, tout en rappelant que ces prix ne sauraient être tenables à moyen terme.

Prix du bœuf, du lait... Vers une nouvelle mobilisation

A couteaux tirés depuis plusieurs mois, les éleveurs, soutenus par les producteurs de lait, ont relancé le mouvement de contestation à Caen. Devant la préfecture du Calvados, une centaine d'agriculteurs ont manifesté ce jeudi 13 août, avec une cinquantaine de tracteurs et des remorques, selon l'AFP.

Pour mémoire, cette manifestation intervient après un mois de juillet très tendu, marqué par des actions spectaculaires menées d'abord en Normandie avec trois jours de blocage, puis en région Rhône-Alpes entraînant la paralysie de Lyon le 23 juillet dernier. Pour la FNSEA, si les éleveurs ont obtenu 1,40 euro du kilo pour la viande porcine, le compte n'y est pas encore sur le bœuf où il manque encore 10 cts, et sur le lait avec une revendication des producteurs de 4 cts.

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a écrit le 17/08/2015 à 14:24 :
"Crise du porc : les éleveurs refusent d'être les otages des abattoirs" : non, ils n'ont pas à refuser ou accepter, ils SONT les otages des abattoirs, des industriels, des banques ! Tant que les agriculteurs/éleveurs n'auront pas la main sur les circuits de distributions de leurs produits, ils se feront avoir ! (Et c'est parfaitement possible, prenez les producteurs de Comté, ils ne connaissent pas la crise eux !).
a écrit le 16/08/2015 à 22:31 :
Encore une situation mal gérée par notre gouvernement en amont, fixation d'un prix d'achat plus élevé que les autres pays européens. Donc acheté français pour remplir les caisses de l'Etat... De l'incompétence à outrance et qui rend nos éleveurs en colère!
a écrit le 14/08/2015 à 18:22 :
Parle-t-on de la crise de la production de porc ou bien de celle de la consommation de viande en baisse ? Si les prix alimentaires baissent en 2014, ils augmentent pour la viande. La FAO publie un indicateur des prix de la viande, entre 2000 et 2003 il est à 90, il passe en 2011 à 190, fait un record en pic en 2014 à 210 puis en 2015 il revient à 170. Peut-on parler de baisse des prix dans un contexte de hausse élevée depuis 2000 ? La production en France baisse et augmente en Europe. Concernant la croissance nulle au deuxième trimestre, l’Etat relance-t-il l’industrie et l’agriculture, encouragements : allez Charlie avec sifflets et pour la croissance alors que l’Etat relance (sous la moyenne) allez les fonx ! Le bulletin n°280 du 14/08/15 de la BdF publie 0,0% de croissance, à quand Charlie en danceuse sur un vélo en côte ? On parle de critiques qui iraient bon train et des mises en chantier en baisse, c’est un train de sénateur ? On propose une France plus compétitive, classée 27ème, et baisses du coût du travail. Ne faut-il pas des jumelles pour observer la croissance, fait-on dans le fureur dyslexique ? Les mêmes politiques produisent les mêmes effets, faut-il le Franc ou de la compétitivité ? Mais où sont les ETI du Mittelstand ? Aux régionales y aura-t-il triangulaire comme dans les films avec des bons et des méchants ? Les mêmes effets ne seraient-ils pas la relance de l’emploi en Allemagne par le déficit et les importations de viandes et mobiliers ?
a écrit le 14/08/2015 à 16:07 :
La politique agricole commune entraîne également des fermetures massives d’exploitations et donc une désertification accélérée des campagnes françaises. Passé de 3 millions en 1960 à 450 000 aujourd’hui, le nombre d’agriculteurs devrait être de 200 000 en 2030 d’après les prévisions : c’est la disparition programmée et criminelle de l’agriculture française alors que la France a, de tout temps, été le grenier de l’Europe .Le gouvernement français le sait pertinemment, le cache et laisse faire lâchement, tout en osant prétendre se préoccuper du sort des agriculteurs.

Le désespoir pousse chaque jour des agriculteurs français au suicide. La transformation des agriculteurs en « fonctionnaires de la terre » en raison des règlements européens supprime, en outre, toute liberté et toute indépendance dans la conduite des exploitations.

L’UPR assure les agriculteurs français – et en particulier les éleveurs – de son soutien total face à cette politique d’anéantissement, mais elle leur conseille de ne pas se tromper de cible : s’en prendre au gouvernement ne changera rien puisque ce dernier – qui a d’ailleurs refusé lâchement de les rencontrer jusqu’à présent – a abdiqué ses principaux pouvoirs au profit de l’Union européenne..
Réponse de le 15/08/2015 à 7:15 :
Monsieur, mettez votre fortune complète à la disposition des éleveurs pour les aider. Si je comprends bien, vous souhaitez acheter cher pour les soutenir. Allez-y !
a écrit le 14/08/2015 à 15:34 :
IL EST VRAIS QUE NOS PAYSANS DOIVENT VIVRE DE LEUR JUSTE TRAVAIL. MAIS ELEVEZ DES ANIMAUX ? DANS DES USINES A ELVEVAGE CE NEST PLUS D ACTUALITE AVEC TOUS LES DEGATS ECOLOGIQUE QUE CELA ENTRAINENT SUR LE LITORAT. PRODUIRE EN FRANCE POUR LES FRANCAIS? VOILA CE QUE DOIT FAIRE UNE VRAIS POLITIQUE D AIDE A NOS PRODUCTEURS ?EN ENPECHANT L INPORTATION DE CES MEMES PRODUIT PAR LES AUTRE PAYS EN LES TAXANT SINON ONT NE S EN SORTIRAS J A M A I S.? ET C EST VALABLE POUR TOUTES PROCDUCTION FAITE PARS DES PRODUCTEURS FRANCAIS???
a écrit le 14/08/2015 à 13:13 :
Si l"'État" diminuait les charges et simplifiait les normes, les agriculteurs qui font les 35 h en 2 jours, pourraient, peut être s'en sortir !
Réponse de le 14/08/2015 à 16:47 :
Des paysans qui font 35 heures en 2 jours ?
35 heures de quoi ?
Ne confondez pas travail et présence.
Réponse de le 15/08/2015 à 8:28 :
@jmarcel,allez plutôt mettre les pieds dans une exploitation pour voir si c'est de la présence , c'est sans doute votre travail fictif qui vous donne matière à généraliser .
Réponse de le 30/08/2015 à 20:47 :
de quelles charges s'agit il ?
les cotisations sociales sont pris en charge en partie par la MSA
les impôts directs : ils n'en paient pas
les salaires mais combien ont des salariés ?
le Gasoil ils bénéficient d'un tarif spécifique
les droits de succession ils en sont en partie exemptés

ah les normes ?
mais sans elles ils auraient déjà empoisonné toute la France avec leurs pesticides dont ils sont les premiers impactés mais de celà ils ne veulent pas en parler.
et les subventions
400 euros /ha
150 euros/vache allaitante
.ils n'en parlent pas
a écrit le 14/08/2015 à 12:17 :
La surproduction est le fait d'un manque de frontière et de "l'esclavage" qui n'a pas disparue!
a écrit le 14/08/2015 à 12:15 :
L'élevage porcin Français révèle une situation des plus complexes, d'une gestion européenne dont on ne connaît pas les tenants. Telle est l'impression qui se dégage des faits qui nous sont présentés. Nombreuses sont les questions qui jalonnent la chaine de production. Et, peut-être la première d'entre elle, comment se fait-il que bien que nous produisions le porc le plus cher de la communauté, le marché Russe se soit ouvert à nous ? - Certes l'interruption de ce marché à déséquilibré le fragile compromis qui permettait jusqu'à présent de maintenir une activité " sous perfusion". Il n'en demeure pas moins que cette position d'attente ne pouvait perdurer, et que les solutions d'avenir qui tardent à se mettre en place sur le plan mondial, contraint le gouvernement à inventer une nouvelle stratégie ; palliative ou d'un cap à prendre, il faut maintenant indiscutablement faire avancer le débat au niveau européen. La principale difficulté étant de faire entendre qu'il ne s'agit pas d'un manque de considération ou de préoccupation à l'endroit des éleveurs porcins, mais d'une mise en place structurelle qui s'est vue bousculée dans son application.
Si cette vision est erronée, alors nous allons vers de grosses difficultés, car en bout de chaine, à l'affichage des prix, le consommateur ira toujours vers les prix les plus bas. Du reste n'est-ce pas la loi du marché, de la concurrence, et du principe de fonctionnement de la communauté européenne ; même si actuellement celui- ci est fossé. Nous ne pouvons déroger à ces principes, que temporairement .
a écrit le 14/08/2015 à 11:05 :
L’UPR rappelle que la destruction de l’agriculture française résulte directement de l’appartenance de la France à l’Union européenne.

La politique agricole commune (PAC) promeut en effet une course effrénée à la productivité et à la rentabilité, sans considération des agriculteurs ni des consommateurs.

Les traités européens -notamment les articles 38 et 39 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) – imposent à nos agriculteurs une concurrence déloyale avec les agriculteurs vivant dans des États dont les normes salariales, sociales et fiscales sont inférieures à celles de la France. Tel est notamment le cas de l’Allemagne – où il n’existe pas de SMIC dans l’agriculture – ou des pays de l’Est européen, pour ne pas parler des pays en voie de développement.

L’UPR souligne que ces traités condamnent également les exploitations à grandir sans cesse, en leur fixant des objectifs de rentabilité et de productivité maximaux, préjudiciables à l’environnement et en contradiction avec la notion de terroir si chère aux Français...

http://www.upr.fr/actualite/les-francais-vont-ils-laisser-detruire-lagriculture-francaise-par-christophe-blanc
a écrit le 14/08/2015 à 10:25 :
L'Europe a été créé sans harmonisation réglementaires et fiscales, donnant lieu à un énorme dumping social dans lequel la France fait partie du peloton de queue. La faute n'en revient pas au transformateurs qui vont chercher en toute légalité leur matière première sur le marché européen mais aux autorités françaises qui asphyxient les entreprises et ne leur permettent pas d'être compétitives (pas seulement dans la filière porcine).
a écrit le 14/08/2015 à 9:25 :
c'est normal aujourd'hui les gens sont consommateurs et plus citoyens, ils regardent les prix surtout que ce soit français ou étranger c'est la même daube. Ceux qui disent le contraire sont des faux jetons.
Réponse de le 14/08/2015 à 10:39 :
Les pays en développement ont inventé la croissance pour se rapprocher des pays riches...
Les pays riches ont inventé le socialisme pour se rapprocher des pays en développement !
a écrit le 14/08/2015 à 9:02 :
les coopératives agricoles sont censées être détenues par des...agriculteurs !
alors le problème se situe à leur niveau entre agriculteur et coopérative aussi bien sur le prix que sur le niveau de production
On ne peut pas forcer les consommateurs français de manger du porc (d'autant plus que les français musulmans le boude) si ces derniers n'en veulent pas ....et puis s'ils mangent du porc en attendant il ne mange plus de poulet ou de boeuf sans parler du poisson et alors il y aura une crise dans ces filières et ainsi de suite !
je sais c’est simpliste mais c'est simplement pour mettre en évidence la surproduction !
Plus il y a d'offres et plus les prix ont tendance à baisser, aux agriculteurs (qui roulent également dans des voitures étrangères ou investissent dans du matériels importés) de s'adapter et non aux consommateurs de payer leur incompétence de gestionnaire
Réponse de le 14/08/2015 à 9:56 :
Il y a surproduction parce que les frontières sont ouvertes et que l'esclavage existe encore!
Réponse de le 14/08/2015 à 9:56 :
Il y a surproduction parce que les frontières sont ouvertes et que l'esclavage existe encore!
a écrit le 14/08/2015 à 8:56 :
l embargo russe atteint la filière porcine par une concurrence acharnée en Europe et les grands groupes et la grande distribution appui encore le désastre faudra alléger les productions car on va droit dans le mur a moins que le contribuable comme le réclame les producteurs donnent encore de l argent mais cela fait des années et rien n y fait .
a écrit le 14/08/2015 à 8:36 :
de qui se moque t'on ? on prend les français pour des imbéciles ? Le dirigeant de la COOPERL est un sélectionneur porcin, qui a fait ses armes auprès des syndicats des jeunes agriculteurs et qui aujourd'hui, à la tête de la COOPERL et impose les prix aux mêmes agriculteurs/éleveurs dont il est issu !
source l'hebdomadaire terragricole de bretagne du 18/07/2013
Évidement bien que l'on parle ici de porc, le dindon de cette farce autour du prix du kg de porc sera et le consommateur (hausse du prix au détail) et le contribuable (subvention, exonération fiscale aussi bien pour les éleveurs que les coopératives agricoles qui bénéficient aujourd'hui d'une fiscalité particulièrement avantageuse) que nous sommes.
je suggère à nos politiques de revoir la fiscalité des groupes coopératifs devenus une industrie agroalimentaire accès sur le financier et le montage juridique (qui au passage permet de prendre à chaque niveau des structures une marge gonflant le prix final des produits : enchevêtrement d'intermédiaires)
D'ailleurs il serait intéressant que les journaux publient les noms et la profession des actionnaires ces coopératives qui imposent leur prix
Mais là on ne trouve plus de journaliste à étudier les coulisses de ces réseaux...dommage !
a écrit le 14/08/2015 à 7:46 :
Peine perdue à moyen terme. "Il faudra changer nos bonnes vieilles habitudes pour être acceptés par les nouveaux venus et leur très nombreuse progéniture...ou quitter le pays " Suivant love story "les corps indécents" Au train où vont les choses (65 % d'élèves musulmans dans les écoles de Béziers selon Robert Ménard) il ne fait guère de doutes que le porc n'a pas un grand avenir devant lui. Simple question de temps.
a écrit le 13/08/2015 à 23:17 :
dans une economie de marché c'est le marché qui commande et surtout pas les eleveurs qui veulent que l'etat les aides par des subventions prises dans la poche des français s'ils sont mecontent de leur sort ils n'ont qu'a faire comme les salaries licencier :changer de metier .
Réponse de le 14/08/2015 à 8:31 :
Vous n'avez rien compris ,ce n'est pas des subventions qu'ils demandent !!!!il vaut mieux s'abstenir de faire ce genre de commentaire quand on connaît rien!!!
a écrit le 13/08/2015 à 23:03 :
Il est clair qu'il est HONTEUX d'être l'otage de ses clients. Les sociétés d'informatique ainsi que les plus riches qui dirigent les gouvernements l'ont bien compris. Il FAUT qu'ils se révoltent contre cette dictature qui fait gagner un argent fou aux plus gros éleveurs et demandent des subventions d' "état" dignes de ce nom. Sinon, ils serviraient à quoi, nos impôts..??
Réponse de le 14/08/2015 à 9:29 :
vous êtes naïf ou vous faites semblant nos impôts servent à enrichir les politiques, vous avez déjà oublié le voyage avec sa famille de Valls aux frais du contribuable et c'est un exemple du type de l'aiguille dans une botte de foin. Mais comme les français on la mémoire courte il le font monter dans les sondages. D'ailleurs ils ont raison car ils à faire à des bisounours.
a écrit le 13/08/2015 à 22:00 :
j'ai un peu du mal à comprendre cette crise
d'un côté des agriculteurs français qui vendent à perte
des industriels soumis à la concurrence européen, allemande avec des ouvriers polonais sous contrats externalisés

sacré puzzle, et bcp d'émotion
a écrit le 13/08/2015 à 20:56 :
Le jour où l’Etat permettra que la population soit nourrie, logée et meublée autrement que par l’importation, nous créerons des emplois. On subventionne le poulet pour faire faillite et 40% d’importations, mais pas le porc, le bœuf ou le poisson dont on publie que certains sont nourris aux excréments. Tout le monde n’est pas amateur de volailles subventionnées. On supprime des aides de la PAC, les allemands fonctionnent sans aides et ils exportent. A quand des subventions à 61% de diplômés au chômage dont on parle ? On réduit les emplois agricoles et dans l’industrie, on augmente le chômage et la fonction publique, le PIB en Europe stagne depuis 2007 et le chômage augmente mais pas ailleurs, que fait l’Europe ? Dans le porc, la production et la consommation diminuent mais pas en Europe, est-ce une question de normes, de dysfonctionnement de filière, de marché nié, ou bien de prix excessifs ? Dans la fraise on produit peu et cher, les autres pays ont une production bien supérieure. L’Etat est-il pour affamer la population ce qui produit de l’import par déficit de production ? Pour les tarifs du porc, on parle dévaluation, dans la logique de guerre des monnaies sur des excédents européens qu’on déclare, le franc ne serait-il pas adéquat puisque nous sommes classés 27ème en compétitivité. On pourrait imaginer des pré-retraites pour tous alors qu’on ferait dans la promotion à l’ancienneté, au réseau, est-ce un réseau diplômé, ou au népotisme et qu’on compte 6 millions de chômeurs et un taux d’emplois pour les jeunes inférieur à la moyenne Europe. Ne devrait-on examiner la question des droits, alors qu’on aurait des jeunes en stage non rémunérés dans des organismes internationaux, la faiblesse de la croissance et le chômage récurrent qu’on ne retrouve pas ailleurs ? Si on parle de l'Europe, on oublie les traités signés: Lisbonne sur l'emploi ou la R&D, Maastriche à 60% dette et 3% déficit...
Réponse de le 13/08/2015 à 21:56 :
ya du HS
Réponse de le 14/08/2015 à 14:30 :
Tu t'es vu quand t'as bu..?
a écrit le 13/08/2015 à 20:42 :
On ne peut que féliciter et soutenir des industriels qui ont le courage de défier la dictature socialiste de François ... A vouloir toujours plus, les éleveurs se retrouvent avec 0€ ...
Réponse de le 14/08/2015 à 8:27 :
Les eleveurs n'obtiennent que 20 % des aides de la PAC contre 80% pour les céréaliers , ils feraient mieux de ce battre pour une meilleure répartition des 56 milliards .
Réponse de le 14/08/2015 à 20:33 :
20% ... 80% , là n'est pas la question, un pour cent est déjà de trop. Le but de toute entreprise n'est il pas d'etre rentable. Si ce n'est pas le cas. On ferme
a écrit le 13/08/2015 à 19:42 :
Le déclin de l'agriculture sous HollandeVallsLeFoll,

c'est le même désastre que sous ChiracRaffarinSarkozyFillonLemaire

et pour le déclin de l'industrie, c'est encore le même désastre.
a écrit le 13/08/2015 à 19:29 :
Encore un exemple du socialo-nanisme économique français qui veut obliger la demande à s'ajuster à une offre aux prix trop élevés plutôt que moderniser la filière en l'industrialisant comme les allemands.
a écrit le 13/08/2015 à 17:35 :
Que 2 transformateurs de viande porcine. Il y a un manque manifeste de concurrence. Bruxelles a accepté cela !! Ils ont eu vite fait de se mettre d'accord sur le prix. Que fait la direction de la concurrence ?
Réponse de le 13/08/2015 à 20:39 :
Justement, la concurrence est là en Europe mais les français une fois de plus n'ont pas su se remettre en question ...
Réponse de le 13/08/2015 à 22:21 :
ce sont bien ces zozos de la DGCRF qui sont en partie responsable de l'effondrement de notre industrie !!!!!! fonctionnaires bien lardés et parfaitement inutiles ils détruisent tout sur leur passage
a écrit le 13/08/2015 à 17:32 :
Avec toutes les tracasseries administratives qu'on va leurs faire les 2 entreprises récalcitrantes vont mettre la clé sous la porte dans les 4 ans qui viennent.
a écrit le 13/08/2015 à 17:26 :
L'état va mettre en route sa machine a broyer les mauvaises volontés,les 2 entreprises vont rentrer dans le rang fisa et ça va leurs couter un max d'avoir résister au Prince .Ca n'a pas changé depuis les rois de France avant c'était la Bastille maintenant c'est Bercy.
a écrit le 13/08/2015 à 17:20 :
"Les industriels de la viande ne veulent pas lâcher le bifteck. " Là, il est clair que j'ai une très mauvaise influence sur vous. Sinon, le problème est simple : si les autres pays "européens" font une concurrence déloyale, il suffit de leur mettre une taxe à l'import. Je sais : c'est trop simple. Mais on y viendra.
Réponse de le 14/08/2015 à 9:48 :
C'est vrai que votre idée est simpliste pour ne pas utiliser un autre vocabulaire car vous croyez que les autres pays resteront les bras croisés, ils feront pareil et il taxeront les produits français. Vous pouvez toujours mettre votre maison ou appartement sous une cloche comme ça vous dormirez tranquille.
Réponse de le 16/08/2015 à 15:14 :
Une taxe à l'import ! Avez-vous lu le traité de Lisbonne ?

Pour cela comme pour le reste, il est temps de sortir du "Machin"...

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