Lactalis : "L'impact économique pourrait être catastrophique"

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La justice a ouvert le 22 décembre dernier une enquête préliminaire pour blessures involontaires, mise en danger de la vie d'autrui, tromperie aggravée et inexécution d'une procédure de retrait.
La justice a ouvert le 22 décembre dernier une enquête préliminaire pour "blessures involontaires", "mise en danger de la vie d'autrui", "tromperie aggravée" et "inexécution d'une procédure de retrait". (Crédits : CHARLES PLATIAU)
A la suite d'une rencontre avec le PDG de Lactalis, Emmanuel Besnier, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a demandé au géant laitier "de faire preuve davantage de transparence". La veille, Le gouvernement avait demandé des sanctions dans l'affaire de la contamination par des salmonelles de lait pour bébé Lactalis. Et il apparaît que ces sanctions pourraient être relativement importantes comme le rappelle l'universitaire Marine Friant-Perrot, maîtresse de conférences à l'université de Nantes, juriste spécialisée dans le droit agroalimentaire, le droit de la consommation et le droit de la santé.

Lactalis et la grande distribution sont actuellement dans la tourmente. Suite à l'affaire du lait infantile contaminé, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a annoncé vendredi que Lactalis reprendrait toutes les boîtes de lait infantile produites dans son usine de Craon, au centre d'une contamination à la salmonelle. "L'urgence, c'est la sécurité sanitaire. La meilleure des garanties pour la sécurité sanitaire, c'est de dire que plus une seule boîte fabriquée sur le site de Craon ne doit être en circulation sur les circuits de consommation", a-t-il ajouté. 

Maîtresse de conférences à l'université de Nantes, Marine Friant-Perrot, juriste spécialiste des questions liées à la consommation alimentaire, revient pour La Tribune sur les sanctions possibles pour les opérateurs.

LA TRIBUNE - Quels sont les acteurs impliqués dans l'affaire Lactalis ?

MARINE FRIANT-PERROT - On peut identifier trois principaux acteurs : le fabricant, les distributeurs et les consommateurs. On peut également ajouter les pouvoirs publics et les hôpitaux. Dans le cas de cette affaire, on a plusieurs spécificités du point de vue de la perception des risques. D'abord les victimes sont des nourrissons, des consommateurs particulièrement vulnérables, ce qui accroît la perception des risques. D'autre part, le lait infantile est le seul aliment consommé par les bébés. S'il est contaminé, les parents ont le sentiment de ne pas pouvoir garantir la sécurité de leurs enfants. Enfin,  on est en présence d'un seul fabricant mais de multiples distributeurs, ce qui augmente le nombre d'établissements impliqués et les facteurs de risques. Il y a également les pharmacies qui participent à la distribution de ce type de produits. Elles sont moins citées mais elles ont une responsabilité importante en qualité de distributeur.

Quelles sont les obligations qui pèsent sur les opérateurs ?

Il y a plusieurs obligations qui pèsent sur tous les acteurs. Pour le fabricant, il doit notamment maîtriser les risques sanitaires liés à la présence de salmonelles. En cas de risque pour la santé humaine, il doit engager des procédures de retrait du marché et communiquer auprès des autorités publiques et des consommateurs sur la manière dont il procède pour suspendre la commercialisation des produits litigieux. Ils ont également  pour obligation de procéder au retrait ou au rappel des produits incriminés. Les retraits et rappels peuvent être ciblés sur les produits concernés du fait de l'obligation de traçabilité qui pèse sur l'ensemble des exploitants du secteur agro-alimentaire. Il faut souligner que l'identification des lots concernés permet de limiter l'impact économique des procédures de retrait et de rappel.

Et pour les distributeurs ?

Du côté des distributeurs, ils doivent contribuer aux mesures de rappel et de retrait, c'est une obligation de collaboration. Les pouvoirs publics ont estimé que les mesures de retrait et de rappel adoptées par le fabricant Lactalis étaient insuffisantes, le ministre de l'Economie Bruno Lemaire a donc décidé de publier un arrêté, le 9 décembre dernier, portant suspension de la mise sur le marché de lots fabriqués par la laiterie de Craon. Les distributeurs doivent respecter l'arrêté: retirer les produits concernés des rayons et collaborer aux mesures de rappel des produits auprès des consommateurs. Ils encourent des sanctions pour avoir continué à commercialiser ces produits laitiers contaminés et dangereux pour la santé en méconnaissant les dispositions de l'arrêté du 9 décembre. Après, il faut rappeler que la période des fêtes de fin d'année n'est pas un contexte favorable pour la grande distribution qui doit procéder à tous ces retraits, ce qui explique certainement les retards constatés.

Ce qui est étonnant chez les distributeurs, c'est qu'ils n'ont pas fait un rappel général des produits achetés par les consommateurs. Par ailleurs, les transactions en liquide ou l'absence de carte de fidélité chez le client peuvent rendre très difficile l'identification de produits achetés en l'absence d'obligation de traçabilité à l'égard des consommateurs. J'estime que les consommateurs auraient dû être mieux informés des risques par les distributeurs et le gouvernement.

Quelles sont les sanctions possibles ?

Sur le plan pénal, la loi prévoit pour les denrées alimentaires une sanction spécifique de quatre ans d'emprisonnement et une amende de 600.000 euros pour les fabricants comme pour les distributeurs qui se sont abstenus de mettre en œuvre les procédures de retrait et de rappel  En l'occurrence, les établissements de la distribution n'ont pas respecté l'arrêté adopté par le gouvernement, ils encourent donc un vrai risque.

Pour les sanctions civiles, c'est le fabricant qui est responsable du dommage auprès des enfants. Il y a quand même 26 nourrissons concernés. Et même si les salmonelloses ne sont pas dues à un comportement fautif de Lactalis, le seul fait que le produit soit défectueux par la présence de salmonelles induit une responsabilité. Et dans ce cas, leur responsabilité risque d'être retenue.

Que pensez-vous de cette opacité autour de cette affaire ?

Tout le monde sait que Lactalis est une société très discrète et il est étonnant qu'elle n'ait pas plus communiqué sur les risques. Ils ont procédé au retrait et au rappel de produits le 2 décembre dernier mais seulement sur 12 références et l'élargissement des mesures à la suite de l'adoption de l'arrêté aurait dû les conduire à clarifier la situation auprès des consommateurs légitimement inquiets. Cependant, il faut tout de même noter que la communication sur les crises sanitaires s'est globalement améliorée depuis la crise dite "de la vache folle". Tout d'abord, les scandales sanitaires liés à l'alimentation sont peu nombreux au regard de l'importance des flux commerciaux et de la complexité biologique des aliments et des process. Mais, même s'il y a une relative maîtrise des risques, il faut garantir le respect les règles liées à la sécurité des aliments. On mise avant tout sur la responsabilité des opérateurs et leurs auto-contrôles. Dans une situation où les moyens financiers et humains octroyés aux administrations de contrôle sont en diminution, il appartient aux opérateurs de procéder au retrait et au rappel des produits.

Quel impact économique pourrait avoir cette affaire ?

L'impact économique pourrait être catastrophique pour les opérateurs. En termes d'image, les conséquences pourraient également être très importantes. On peut penser que cette affaire pourrait être préjudiciable pour les marchés chinois qui sont très demandeurs de lait infantile suite aux scandales qu'ils ont connus il y a quelques années. On a vu récemment (avec la visite d'Emmanuel Macron en Chine ; NDLR) que la Chine avait interdit l'importation de viande bovine française depuis 2001, suite à la crise de la vache folle. (Elle devrait seulement lever l'embargo dans les six mois à venir ; NDLR).

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Commentaires
a écrit le 15/01/2018 à 11:57 :
Plusieurs interrogations sur cette affaire opaque :
Tout d'abord, il y a des procédures internes qui ne sont pas appliquées ou qui n'ont pas été mises en place !
Ensuite , comment se fait t il qu'il n'y ait aucun contrôle régulier et aléatoire ???
Cela parait incroyable qu'on attende une catastrophe sanitaire au seing d'une entreprise alimentaire ! C'est vraiment inadmissible et c'est un constat d'un travail d'amateurisme !
a écrit le 15/01/2018 à 9:35 :
Ça fait 50 ans que nous connaissons les pratiques criminelles de l'agro-industrie. Les états ne les sanctionnent jamais, il faut dire que chez Lactalis il y a tout de même 3 actionnaires milliardaires hein ça pèse aussi, jamais la justice n'a pu faire correctement son travail à cause des freins posés par les politiciens pour protéger ce domaine obscure.

A l'image de BAYER méga endetté de 65 milliards d'euros et que pourtant les investisseurs continuent de soutenir fermement alors que les jeunes qui ont d'excellentes idées mais pas de financement se retrouvent systématiquement refusés par ces mêmes investisseurs.

Ça ne peut pas fonctionner.
a écrit le 14/01/2018 à 20:41 :
le plus fort de l histoire, c ets pas tant que lactalis ait voulu ecouler une production contaminé (apres tout business is business) mais c est que le produit en question est moins bon que son equivalent naturel ... en effet, le meilleur aliment pour bébé c est le lait maternel ! mais c est sur que promouvoir l aliatement ca cadre pas avec les canons de notre societe: ca rapporte rien et ca fait hurler le MLF
a écrit le 14/01/2018 à 18:50 :
Parler de gros risque avec une amende à 600000 euros c’est nous prendre pour des idiots
Les grandes surfaces se foutent bien de ce genre de broutille
Il faudrait des millions d euros et des interdictions de vendre ce genre de produits pendant 6 mois
Les lois sont faites par des énarques et des juges qui ne sont pas dans la réalité
a écrit le 14/01/2018 à 13:14 :
C'est la volonté farouche de Lemaire de vouloir dédouaner ses services de toute responsabilité. C'est trop surjoué pour être honnête.

Ce qui s'est passé c'est comme si on avait laissé un poids lourds remonter à contre sens une autoroute sur 800 km. Certes, le chauffeur a une responsabilité écrasante mais on est en droit de se demander ce que faisait la police ces quatre derniers mois.

On est d'autant plus en droit de douter, que la gestion des oeufs empoisonnés au Firpronil a été défaillante de bout en bout avec des mensonges d'état assez grossiers.
On se souviendra aussi des lasagnes qui hennissent, des médicaments tueurs ou des boeufs carnivores devenus fous. Toutes circonstances où l'état en tant qu'instance de contrôle ultime a été plutôt nul.

D'autre part, il est avéré que si lactalys connaissait l'infection de son usine depuis Août 2017, les inspecteurs vétérinaires qui ont visité le site en septembre ont zappé volontairement les tours de séchage contaminées pour s’intéresser plutôt au département des céréales...pourquoi?
Et surtout pourquoi il a fallu attendre décembre 2018 pour que l'état se décide à lire les résultats des autocontrôles de Lactalys et intervienne seulement en janvier sur le suivi des retraits en magasin.

Ensuite Lemaire a menti sur les effectifs de la DGCCRF. Ceux ci sont passés de 3500 à moins de 2800 et devaient encore être rabotés de 45 personnes selon la loi de finance 2018. On pourra toujours essayer de nous faire croire que moins il y a aura de contrôleurs et moins de budgets plus on contrôlera, mais ce n'est pas crédible.
a écrit le 14/01/2018 à 11:34 :
Ils nous empoisonnent sous le regard complice des politiques...70000 tonnes de pesticides divers utilisés chaque année en France record là aussi de la zone euro...
a écrit le 14/01/2018 à 11:34 :
Ils nous empoisonnent sous le regard complice des politiques...70000 tonnes de pesticides divers utilisés chaque année en France record là aussi de la zone euro...
a écrit le 14/01/2018 à 10:45 :
N'oubliez pas qu'en France on ne doit pas critiquer les entreprises qui réussissent peu importe les comportements de celles ci.
a écrit le 14/01/2018 à 8:36 :
C'est vrai qu'il y a eu des problèmes et que tout le monde n'a pas couru dans les rayons pour enlever les produits suspects. je pense cependant qu'on en fait un peu trop. combien de morts aux passages à niveau SNCF pour lequel on est moins virulent.
Les conséquences de ce lynchage risquent d'être pire que le problème qui fait le buzz.
Qui peut affirmer qu'il n'y a pas un peu de salmonellose ,chez lui ??
Réponse de le 14/01/2018 à 16:15 :
dans le cas de Lactalys, Ceux qui ont vendu les laits contaminés à toutes les étapes de la chaîne en ont tiré un bénéfice pécuniaire.
De plus, mais c'est l'enquête qui le démontrera ou l'infirmera, on peut penser que certains ont sciemment pris le risque de remettre en rayon des produits à risque. Et le plus moche c’est que les victimes sont des nourrissons innocents par nature.

La SNCF ne gagne pas un centime par accident, ça lui coute cher pour la remise en état des voies et des PN, et ca désorganise son plan de marche. Ensuite, les victimes des passages à niveau sont en général des adultes qui se sont mis en danger par bêtise ou inconscience en ne respectant pas la signalisation.

Maintenant, si vous ne voyez toujours pas la différence entre les deux choses...
a écrit le 14/01/2018 à 8:12 :
et si les producteurs profitaient de l'occasion pour monter leur propre circuit de distribution ?
Réponse de le 14/01/2018 à 16:21 :
C'est ce qu'ils ont intérêt à faire et c'est le moment.

D'abord parce que leur client les traite fort mal et ensuite parce que l'ensemble des activités de Lactalys risque d'en prendre un coup commercial, ce qui va entrainer Lactalys à demander encore plus de baisse de prix d'achat.

D'un autre coté, Les produits garantissant un revenu décent ont le vent en poupe dans les magasins et les clients sont prêts à payer une surprime pour les acheter.
a écrit le 14/01/2018 à 0:30 :
nos politiques comme nos dirigeant d'entreprise sont descendu à un niveau tellement bas...il font honte à notre pays devenu le tier monde
a écrit le 13/01/2018 à 18:31 :
Pourquoi Macron est-il aussi silencieux dans un scandale qui implique le no 1 mondial de l'industrie laitière et dont M. Besnier est considéré comme 8ème fortune mondiale par Forbes ? Est-ce en raison de l'OPA que Besnier a mené contre Parmalat à l'aide des réseaux bancaires et à laquelle les Italiens étaient opposés ? M. Le Maire doit en avoir une petite idée : il était aux responsabilité en 2011 !
a écrit le 13/01/2018 à 18:09 :
"Dans une situation où les moyens financiers et humains octroyés aux administrations de contrôle sont en diminution"

2613 contrôleurs , cette année 2018 diminution d'environ 40 postes. C'est pas gagné.
a écrit le 13/01/2018 à 11:56 :
VOILA ! ou nous mène cette politique économique du tout libéral qui profite a une minorité d industriels qui font la loi !! avec 4 centrales d achat.. ... que cela profite aux petites unités agricole aux petits marchés de proximité !!!! le consommateur va décider
a écrit le 13/01/2018 à 11:55 :
VOILA ! ou nous mène cette politique économique du tout libéral qui profite a une minorité d industriels qui font la loi !! avec 4 centrales d achat.. ... que cela profite aux petites unités agricole aux petits marchés de proximité !!!! le consommateur va décider
a écrit le 13/01/2018 à 11:53 :
A la manière dont ce Monsieur "maltraite" les agriculteurs , fallait s'attendre à la même chose envers ses consommateurs .
a écrit le 13/01/2018 à 11:18 :
Depuis que Dark Vador -Xavier Beulin- est mort, l'Empire s'effondre.
Réponse de le 13/01/2018 à 14:46 :
Besnier c'est comme son copain de chez Bigard à Quimperlé , les agriculteurs ont peur de ces dirigeants , ils ne les critiques jamais de peur de sanctions , c'est une drôle de dictature mais c'est la vérité .
a écrit le 13/01/2018 à 10:31 :
C'est délicat comme contexte, Lactalis produit sous diverses marques (jamais son nom mais pour Nestlé, à part le chocolat, ce sont des marques aussi), en rachète de temps en temps (tout récent, à l'étranger). Un jour la seule filière lait sera Lactalis ou rien, sauf vendre à l'étranger, les producteurs de lait n'auront plus de choix, et si la production est altérée par de tels ennuis sanitaires, qui en pâtira ? Les producteurs. Être un géant a ce genre d'avantage, trop solide pour défaillir, multiples marques, si l'une a un problème, le reste tourne très bien.
Depuis 3 semaines, j'ai abandonné les yaourts Lact** chez Lec**, il s'en produit au lait de Savoie, sans poudre de lait ajoutée, 3,5 fois plus chers mais bon, c'est local, fabriqué dans notre ZI qui plus est, bilan carbone faible. :-)
a écrit le 13/01/2018 à 9:32 :
Un industriel de la bouffe qui dicte sa loi a un gouvernement !
La France va mal, tres mal.
Réponse de le 13/01/2018 à 14:42 :
C'est dans tous les pays et pas seulement en France , on dirait ue vous venez de naître !
a écrit le 13/01/2018 à 8:18 :
la dissimulation fait partie integrante des stratégies des grands groupes : la législation s'y prète alors pourquoi se géner !
C'est AVANT les scandales qu'il faut agir , pas après !
a écrit le 13/01/2018 à 0:05 :
Cet article ne mentionne pas les fonctionnaires qui ont "contrôlé" l'usine en septembre, n'ont pas vérifié les résultats de l'autocontrôle et donc n'ont pas "vu" que des salmonelles avaient été détectées en août sur les cuves.
a écrit le 12/01/2018 à 22:26 :
Faire preuve d'avantage de transparence pourrait être une catastrophe économique.
Si j'ai bien compris.
Zut, alors !
a écrit le 12/01/2018 à 22:00 :
Lisez le descriptif de la composition de ce que l'on nomme lait pour les nourrissons. C'est une usine chimique.
a écrit le 12/01/2018 à 21:26 :
Ce Groupe Industriel et ses Semblables, en Coopération avec La Distribution a mis à Mort, les Agriculteurs en collectant le lait A DES PRIX DE MISERE ABSOLUE. Ils s'en foutent, restera toujours le lait d'importation bas de gamme ( en normes de production )
Réponse de le 13/01/2018 à 10:10 :
Une Nationalisation Temporaire de 2 ans à 51%, est devenue urgente. Lactalis VA faire payer les agriculteurs A BOUT,
Réponse de le 13/01/2018 à 12:15 :
Chez moi en region laitiere a cote plein de tracteurs allemands arrives chez le marchand.Ce sont les plus haut de gamme de 100 a 15OOOO EUROS
Réponse de le 13/01/2018 à 14:28 :
Industriels et Grande Distribution unis, en fossoyeurs des Agriculteurs :des prix assassins pour leur forte marge. Qu'importe au terme de la disparition du lait de qualité et norme françaises, restera le Gisement de l'Importation de production étrangère bas de gamme, et sans norme aucune. Oui, LACTALIS Nationalisation temporaire à 51%.
Réponse de le 13/01/2018 à 22:38 :
Mais qui vous oblige à acheter ces produits? C'est le consommateur qui fait la fortune de ces entreprises.
C'est facile de hurler au scandale et de dénoncer les vilaines entreprises et la vilaine grande distrib. Mais pourquoi remplir à raz bord votre caddie des produits de ces mêmes entreprises? Ne vous en déplaise, vous êtes complices.
Regardez bien, réfléchissez bien. Il y a d'autres moyens de se nourrir qu'en passant son samedi à grossir la cohue des zones commerciales...
Réponse de le 14/01/2018 à 15:17 :
Je déteste les courses et les supermarchés. Je n'achète qu'aux PRODUCTEURS et à eux seuls, à un prix DECENT-RESPECTUEUX.
a écrit le 12/01/2018 à 18:21 :
"...difficile l'identification de produits achetés en l'absence d'obligation de traçabilité à l'égard des consommateurs..."
Il ne manquerait plus que ça: nous tracer avec nos achats !!! Vive Orwell !!
Réponse de le 12/01/2018 à 20:01 :
en couplant le blockchain a vos cartes de fidelite ca sera possible
ca sera recoupe par le fisc qui a demande et obtenu l'autorisation d'acceder a vos comptes ( pas le solde annuel, hein, les ecritures journalieres) , pour voir si vous consommez bien et etes un bon patriote........
bientot meme si vous payez en liquide, il y aura authentification par empreinte de doigt, des fois que vous soyez dealer ou proxenete ( ou que vous decidiez de faire du noir, car les dealers et les proxenetes ne sont certainement pas la priorite de qui que ce soit)
comme avec les impots ecolos, qui visent a fliquer uniquement les gens normaux, y a les ' gestes securitaires' qui ne visent en aucun cas les truands............
Réponse de le 12/01/2018 à 20:07 :
mais PEPITO, cela fait des années qu'ils savent ce que vous achetez, via le gencod, via vos paiements par cartes de crédits, ou cartes du magasins. D-ailleurs ils vendent ces informations etc....... De la publicité ciblée, via Google et je ne parle même pas de Facebook et autres consorts.... Le moindre clique est enregistré et vendu......Que vous faut il de plus? Il connaissent la régularité de vos achats, sauf si vous payez en cash.....
Réponse de le 12/01/2018 à 21:20 :
Quand vous payez avec une carte bleue, le magasin peut savoir ce qui a été payé avec cette carte pendant des mois.

Et c'est pire avec une carte de fidélité puisque le magasin peut en plus mettre un nom, une adresse, un sexe, un age , voire plus...
Avec un peu de curiosité (big data....) le magasin peut facilement déterminer la composition de la famille, son niveau social et culturel, ses habitudes alimentaires, la présence d'un animal domestique, ou même le manque d'hygiène dentaire.

Tout ceci constitue un vivier de données personnelles que les enseignes peuvent valoriser très cher.
Réponse de le 13/01/2018 à 16:33 :
Évidemment, les cartes de fidélité...on ne peut pas vouloir le bonheur de ceux qui se comportent comme des beaufs.
a écrit le 12/01/2018 à 18:11 :
Besnier....n'est-ce pas lui qui avait été odieux avec les producteurs de lait en les méprisant du haut de ses millions? L'ironie du sort....
Réponse de le 12/01/2018 à 20:17 :
si c'est le plus odieux en ce qui concerne les agriculteurs pour le lait. Il leur demande de faire du bénévolat, et il pense que les aides européennes suffisent....... C'est une entreprise ultra fermée, ultra riche mais qui triche.
En 2005 elle a déjà été condamné suite à la fraude des aides européennes en ajoutant de l'eau à la place du lait, des problèmes sanitaires aussi. Mais c'est Besnier, alors on laisse faire. Mais avec la mondialisation l'état bouge juste un tout petit peu.
Trouvez vous normale en France que ce soit les industriels alimentaires qui fixent eux mêmes leurs normes, utilisent de l'huile de palme dans pratiquement tous les produits ( il faut lire les étiquettes) idem pour le sucre et autre colorant cancérigène..... Certains ont compris, ils vendent des produits toxiques et ensuite les médocs pour soigner les cancers donc double jackpot et l'état laisse faire...... J'en connais un rayon dans ce domaine, nos énarques et nos politiciens ne font pas le poids, car ils sont complètement largués.On appelle cela la corruption française, et elle est partout. Comme un pays bananier
a écrit le 12/01/2018 à 17:31 :
Je pose une question d'ordre moral (et économique) : tout le personnel de l'usine de Craon est au chômage technique. C'est normal. Par contre, je trouve assez anormal que le contribuable dusse régler la note pour une responsabilité flagrante de l'entreprise: je propose que le coût de cette période de chômage soit intégralement remboursé par l'entreprise ou son assureur à Pôle Emploi donc aux contribuables.
J'adresse par ailleurs aux parents des bébés touchés toute ma sympathie.
Réponse de le 12/01/2018 à 19:47 :
@ Frank


On peut aussi y rajouter les frais d' hospitalisation et tous les soins médicaux que la sécurité sociale ne saurait prendre à sa charge .
Réponse de le 12/01/2018 à 21:29 :
Pôle emploi distribue les indemnités de chômage qui son financées par les cotisation d'assurance chômage, donc par les entreprises. Si l'assurance chômage est déficitaire, c'est dû au régime d'indemnitaire imposé par l'Etat, notamment pour les salariés intermittents.
Réponse de le 13/01/2018 à 22:34 :
Si vous faites cela, décision moralement juste, Lactalis délocalisera ses 15 000 emplois français, ses collègues entrepreneurs en seront également tenté , ce qui n'aidera ni nos agriculteurs ni Pôle Emploi.
La sécurité alimentaire doit être mené par l'état. Seulement, depuis des années, toutes les services publics de contrôle des entreprises (DSV, DGCCRF, URSSAF, Inspection du travail, ...) sont soumis à des économies très strictes ce qui empêche de renouveler leur personnel, par cela l'état poursuit deux objectifs les économies budgétaires d'une part, et d'autres part, moins ces fonctionnaires sont nombreux, moins ils empêchent les entreprises de faire leurs petites magouilles fiscales, sociales, environnementales.
A ces conditions, il ne faut pas s'étonner que la qualité alimentaire ne soit pas au rendez-vous.
Réponse de le 14/01/2018 à 10:06 :
Ordre moral. Belle formule, helas, elle ne signifie plus rien. Aujourd'hui, ce qui compte est le profit. Tout le reste n'est que litterature.
Mais, il est bon de tenter d'alerter, meme si cela reste lettre morte.

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