Le groupe Printemps va fermer sept magasins en France
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Philippe Wojazer
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C'est une institution du commerce qui est contrainte de muter sous la pression de la crise. Le groupe de grands magasins Printemps "prévoit la fermeture" de quatre magasins Printemps situés à Paris, Le Havre, Strasbourg et Metz, et de trois magasins de sa marque de sportswear et urbain Citadium (Paris, Toulon), dans le cadre d'un "plan de relance" visant à "assurer la pérennité de ses activités", a-t-il annoncé mardi.
L'inventeur du concept des soldes en 1866, fondé un an plus tôt, et qui détient 19 grands magasins en France à son nom, ainsi que huit magasins Citadium, emploie quelque 3.000 personnes. "Depuis plusieurs années", explique-t-il, il "évolue sur un marché structurellement difficile et détérioré par la succession de crises conjoncturelles (attentats, manifestations des gilets jaunes, grèves)", sans même parler de l'épidémie de Covid-19 qui a réduit drastiquement les flux touristiques. Depuis mars, son vaisseau amiral du boulevard Haussmann à Paris a du poursuivre ses activités sans la clientèle étrangère.
A peine la pandémie avait-elle éclaté que le groupe annonçait d'ailleurs fin février se séparer de son PDG Paolo Cesare, en poste depuis sept ans.
Depuis 2013 et son rachat par le fonds Disa, le conseil de supervision du Printemps, est piloté par des actionnaires qataris. Pour rappel, en 2006, le groupe PPR (Pinault-Printemps Redoute) avait cédé ses parts à la Deutsche Bank et à l'homme d'affaires italien Maurizio Borletti, devenant eux-mêmes vendeurs au fonds qatari sept ans plus tard.
Le groupe, qui prévoit aussi "l'adaptation et la mutualisation de certaines fonctions support", n'a pas précisé le nombre de postes menacés mais indiqué que sa priorité était "d'accompagner les salariés concernés par ce projet avec des mesures appropriées et personnalisées". "Il fera également appel à un partenaire pour la recherche de repreneurs" des magasins.
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Il se dit "dans l'obligation de transformer son modèle pour arrêter les pertes, s'adapter aux exigences de marché et assurer sa pérennité sur le long terme". Il entend notamment "renforcer la différenciation de son offre, "redévelopper son socle de clientèle". Et prévoit 40 millions d'euros investis chaque année sur "les deux à trois prochaines années".
En 2018, le groupe, qui possède également les marques Place des Tendances depuis 2013 et Made In Design depuis 2019, a réalisé un chiffre d'affaires de 1,7 milliard d'euros.
(Avec AFP)
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