L'objectif serait de donner le la et le départ de la « résistance » face à un éventuel « gouvernement brun ». Les organisateurs du Village de l'eau, prévu du 16 au 21 juillet à Melle, dans les Deux-Sèvres, ont décidé de lui donner un sens politique.
Quelque 10.000 personnes sont attendues à ce rassemblement, dont la tenue est annoncée, et redoutée par les autorités, depuis des mois. Il se tiendra en effet près des réserves de substitution de Sainte-Soline où, fin mars 2023, de violents affrontements avaient opposé manifestants et gendarmes lors d'une précédente mobilisation contre ces « mega-bassines » à destination agricole. Et il aura lieu à peine une semaine avant le début des Jeux Olympiques, à un moment où les forces de l'ordre seront déjà fortement mobilisées dans tout le pays.
Les premières journées seront consacrées à la discussion et à la formation autour de la mobilisation contre « l'accaparement et la privatisation de l'eau » mais aussi, désormais, autour de la « lutte antifasciste » et au « lien entre écologie et démocratie », explique l'organisation Attac qui, avec 150 autres (dont les Soulèvements de la Terre et la Confédération paysanne) conçoit le mouvement. Puis, les 19 et 20 juillet, deux journées « de manifestations et d'actions de masse » sont prévues « dans le Poitou et ses alentours », rapporte l'AFP. Sous la forme « d'occupations, de blocages ou de désarmements » d'installations, elles cibleront des « bassines (ou leurs réseaux) qui viennent d'être construites, en chantier ou en projet », ainsi que « certains dispositifs majeurs du complexe agro-industriel ». Des convois de manifestants sont attendus d'Allemagne, de Belgique et d'Italie.