Licenciements en cascade dans le secteur de l'ameublement
Florence Falvy
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Les ventes de Maison du Monde, qui compte plus de 4000 salariés en France, n’ont cessé de reculer depuis 2022.
Maison du Monde
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Les ventes de Maison du Monde, qui compte plus de 4000 salariés en France, n’ont cessé de reculer depuis 2022.
Maison du Monde
Le secteur de l'ameublement et de la décoration traverse une période de turbulence, confronté à une concurrence grandissante des discounters comme Action, qui séduisent les consommateurs avec des prix ultra-compétitifs. Selon l'Institut de prospection et d'études de l'ameublement, le marché du meuble a reculé de 2,5% en valeur, à 14,6 milliards d'euros TTC en 2023. Et, sa dernière note de conjoncture, publiée en octobre, montre que le marché enregistre un résultat de -3,7% sur ce dixième mois de l'exercice 2024.
Dans ce contexte, certaines marques historiques sont disparues des radars. Made.com, par exemple, lancé en 2010, a rapidement séduit par son modèle de vente en ligne et son catalogue de meubles branchés à des prix compétitifs. Mais malgré son succès initial, la concurrence accrue et les difficultés logistiques ont fini par rattraper le commerçant, qui a fait faillite en 2023.
De son côté, Habitat, fondée en 1964, a longtemps été une référence en matière de design contemporain. Cependant, des problèmes financiers récurrents ont affaibli progressivement la marque placée en redressement judiciaire fin 2023, provoquant le licenciement de plus de 300 collaborateurs et la fermeture de 25 magasins. Depuis, la marque a fait son retour mais uniquement en ligne.
D'autres acteurs connaissent des turbulences. C'est le cas de Maisons du Monde dans les Pays de la Loire. L'enseigne nantaise d'ameublement et de décoration, qui compte plus de 4.000 salariés en France, vient d'annoncer la suppression de 91 postes. La mesure concerne près de 12 % des 760 salariés des sièges parisiens et nantais. Privilégiant les départs volontaires, ce plan social pourrait éventuellement se traduire par des licenciements « secs » dans quelques mois, après les procédures « d'appel à volontariat et de reclassement », indique François-Melchior de Polignac, directeur général du groupe depuis 2023.
Florence Falvy