Nouvelle semaine de mobilisation des agriculteurs
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Le climat est tendu entre syndicats, en lice pour les élections des chambres d'agriculture départementales en janvier.
Agence APPA
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Le climat est tendu entre syndicats, en lice pour les élections des chambres d'agriculture départementales en janvier.
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Après une première semaine de manifestations, portées d'abord par la FNSEA et les Jeunes agriculteurs, puis par la Coordination rurale, les agriculteurs s'apprêtent à entrer dans une deuxième semaine de mobilisation. L'objectif des syndicats majoritaires est notamment d'élargir le focus, concentré les derniers jours sur le traité de libre-échange que l'Union européenne négocie avec des pays latino-américains du Mercosur. Il s'agit désormais de dénoncer aussi les « normes », en tant que formes d'« entraves » à la production.
Le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, a notamment annoncé de nouvelles actions « mardi, mercredi et jeudi ». « La quasi-totalité des départements prévoit d'entrer en action d'ici les prochains jours », ont prévenu les JA. Les actions cibleront des préfectures, des agences de l'eau ou des bureaux de l'Office français de la biodiversité (OFB). Dimanche, dans la matinée, 37 agriculteurs avec 9 engins se sont mobilisés au cours de deux actions, selon les autorités, qui ont précisé qu'aucun incident n'était à déplorer.
Suivant le credo de la FNSEA, « Pas d'interdiction sans solution », les manifestants défendront notamment le retour de l'acétamipride, un insecticide de la famille des néonicotinoïdes, réclamé par les producteurs de noisettes et de betteraves à sucre. Nocif pour les pollinisateurs, il est interdit en France mais utilisé dans d'autres pays de l'Union européenne. Ils réclament aussi un accès accru à l'eau et la simplification du millefeuille de normes françaises et européennes, jugeant encore insuffisants les efforts consentis par le gouvernement.
La Coordination rurale prévoit pour sa part « d'amplifier » sa mobilisation au-delà du Sud-Ouest où se sont concentrées ses actions ces derniers jours. Le syndicat prévoit notamment un rassemblement mardi devant le Parlement européen à Strasbourg, mais aussi une opération de curage des fossés dans les Hautes-Alpes et la poursuite du blocage de centrales d'achats des distributeurs.
La Confédération paysanne, elle, continuera ses mobilisations contre le Mercosur et « pour la défense du revenu paysan » et la transition agro-écologique. Elle prévoit notamment une mobilisation dans un supermarché en Essonne lundi et une action anti-Mercosur en Dordogne mardi.
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Le climat est tendu entre syndicats, en lice pour les élections des chambres d'agriculture départementales en janvier. Leur pouvoir et leurs financements en dépendent . Or, la Coordination rurale, qui en préside trois actuellement, dont celle du Lot-et-Garonne depuis deux décennies, espère briser l'hégémonie de l'alliance FNSEA-JA et ravir « 15 à 20 chambres » supplémentaires.
Vendredi, la tension est brusquement montée entre la FNSEA et la Coordination rurale, dont une cinquantaine d'adhérents de son fief du Lot-et-Garonne ont perturbé un déplacement d'Arnaud Rousseau à Agen. Les militants aux bonnets jaunes ont hué le patron de la FNSEA et menacé de l'empêcher de sortir, avant de le laisser rejoindre son véhicule sous escorte policière. Arnaud Rousseau, dans une déclaration à l'AFP, a déploré des « méthodes lamentables » et des « menaces pas acceptables », estimant que cette recherche de « l'escalade » ou du « buzz » ne faisait « pas avancer le projet agricole ».
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Dans ce climat tendu, où le risque de surenchère est scruté par les observateurs politiques, le gouvernement assure que la France progresse dans la construction d'une minorité de blocage à l'accord UE-Mercosur. Un débat suivi d'un vote sur ce traité de libre-échange, que la France rejette en l'état, est prévu à l'Assemblée nationale le 26 novembre. Et la ministre française de l'Agriculture Annie Genevard a promis de s'attaquer au dossier des pesticides interdits et de nouvelles annonces dans les prochains jours sur « la simplification ».
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