Le Mercosur, front commun entre des syndicats agricoles très divisés
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L'avenir de cette nouvelle mobilisation est très difficile à prédire à ce stade.
Stephanie Lecocq
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L'avenir de cette nouvelle mobilisation est très difficile à prédire à ce stade.
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Dès la semaine dernière, la Confédération paysanne (CP), syndicat minoritaire classé à gauche, avait tenté un prélude, en organisant à travers la France de premières manifestations d'agriculteurs. Entre dimanche et lundi, les deux syndicats agricoles majoritaires, la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles) et les Jeunes Agriculteurs (JA), ont sonné la mobilisation générale. Et depuis mardi, la Coordination rurale (CR), syndicat minoritaire de droite, fait monter la tension, en organisant des blocages à travers la France, en même temps que, depuis son congrès annuel organisé dans la Vienne (au Futuroscope), ses dirigeants incitent les troupes à se mettre en mouvement.
Cette reprise, presque un an plus tard, de la mobilisation agricole de l'hiver dernier affiche aujourd'hui une cible commune : le traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur, au rendez-vous des discussions du G20 organisé lundi et mardi à Rio de Janeiro. Un choix qui est certes dû à la crainte d'une conclusion de l'accord lors de ce sommet, mais qui est aussi fortement stratégique, puisque la lutte contre le Mercosur semble la seule susceptible de réunir des syndicats agricoles très divisés.
Cette bataille historique de la Confédération paysanne - étroitement liée au mouvement altermondialiste - se révèle en effet également inhérente à l'ADN souverainiste de la CR. Elle a été en outre récemment épousée aussi par la FNSEA et les JA, normalement favorables aux accords de libre-échange, en raison de ce qu'elle symbolise : la « concurrence déloyale » de producteurs étrangers, soumis à moins de frais et de contraintes, décriée par les agriculteurs français.
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Ce caractère symbolique est d'ailleurs aussi le facteur permettant de rallier des filières qui pourraient trouver un intérêt dans le marché du Mercosur. « Nous nous opposons à la conclusion d'accords déséquilibrés susceptibles de détruire une partie de l'agriculture française, même lorsque, pour certaines filières, ils pourraient impliquer des avantages à court terme », a expliqué à La Tribune Dimanche le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau. « L'empathie prévaut », résume une eurodéputée proche des milieux agricoles.
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