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Allemagne : IG Metall appelle à la grève pour une hausse des salaires

latribune.fr

Publié le 28 octobre 2024 à 15:51 - Mis à jour le 28 octobre 2024 à 15:51

En lançant des grèves d'avertissement, IG Metall veut « exercer une pression importante » (Photo d'illustration).

En lançant des grèves d'avertissement, IG Metall veut « exercer une pression importante » (Photo d'illustration).

RALPH ORLOWSKI

Le Quotidien Numérique

11 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
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Quelque 3,9 millions de salariés de la métallurgie allemande sont appelés à une grève ce mardi. Le syndicat entend faire plier le patronat pour une hausse de 7% des salaires sur 12 mois.

Le principal syndicat de l'industrie allemande lance les hostilités contre le patronat. Plusieurs sections régionales d'IG Metall, ont indiqué que des « grèves d'avertissement » seront organisées à partir de mardi, dès minuit. Ces débrayages marquent la fin de la période obligatoire de paix sociale dans le pays. Syndicats et patronat doivent négocier pour un nouvel accord salarial, le précédent ayant pris fin en septembre. Sauf que les discussions sont au point mort.

Chacun a déjà fait part de ses revendications. IG Metall exige ainsi une augmentation de 7% des salaires de l'ensemble des 3,9 millions de salariés de l'industrie métallurgique et électrique sur une période de 12 mois. En outre, il réclame un « boost d'attractivité » de 170 euros par mois pour les apprentis, car ce sont « surtout » eux « qui ont souffert de l'augmentation du coût de la vie », estime-t-il. En face, les employeurs du secteur ont proposé une hausse de 3,6% en deux temps. D'abord une augmentation de 1,7% en juillet 2025 puis une autre de 1,9% à partir de juillet 2026.

« L'offre (en termes de hausse des salaires) des employeurs est insuffisante »et la première augmentation« ne doit pas attendre juillet 2025 », a déclaré ce lundi Knut Giesler, responsable régional et chef des négociations de l'IG Metall en Rhénanie du Nord-Westphalie.

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Manifestation sur un site de Volkswagen

Des manifestations sont notamment prévues dans la nuit de lundi à mardi à l'usine Volkswagen d'Osnabrück, à l'ouest de l'Allemagne. Ce site relève de la convention collective de la métallurgie, et non de celle propre au constructeur, en grandes difficultés financières. Il permet au puissant syndicat de montrer qu'il est pleinement investi aux côtés des salariés de ce groupe, menacés par des mesures d'économies.

Volkswagen envisage en effet au moins trois fermetures d'usines et des dizaines de milliers de licenciements dans le pays, selon son comité d'entreprise. Sans compter des baisses et gel de salaire pour tous les salariés, ainsi que des plafonnements de primes pour les cadres.

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Faire pression

En lançant des grèves d'avertissement dans le pays, IG Metall veut « exercer une pression importante » envers les employeurs pour obtenir « un résultat rapide » aux négociations. Le patronat s'affiche, lui aussi, déterminé à ne pas lâcher le morceau.

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« Étant donné que la situation économique se détériore presque chaque semaine, (le syndicat) devrait également avoir intérêt à conclure rapidement »un accord, a déclaré samedi Stefan Wolf, président du patronat de la métallurgie, sur le portail T-Online.

Un troisième round de négociations salariales régionales doit commencer ce mardi à Kiel et à Hanovre, respectivement au nord et au nord-est de l'Allemagne. Selon la tradition, une région peut conclure en premier un accord « pilote » qui sert ensuite de modèle pour les autres. Ce nouveau cycle de discussion doit se dérouler jusqu'au 5 novembre prochain.

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Si le syndicat s'affiche aussi confiant, c'est parce qu'il a déjà réussi à faire plier le patronat. Fin 2022, au terme d'un long de bras de fer social, IG Metall avait obtenu une hausse de salaires de 8,5% sur deux ans assortie d'une « prime inflation » défiscalisée de 3.000 euros. Le contexte économique était toutefois bien différent à cette époque, marqué par une forte inflation (+6,9% sur l'ensemble de cette année-là, contre autour de 2% depuis le début de 2024). Les débrayages organisés dans des centaines d'entreprises du pays, qui menaçaient de tourner au conflit social d'ampleur et de dégrader encore l'économie allemande, avaient fini par convaincre les employeurs de céder aux revendications du syndicat. À voir s'il en sera de même cette année.

(Avec AFP)

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