Automobile : Renault abandonne une nouvelle fonderie, en Bretagne

Pierrick Merlet
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La Fonderie de Bretagne vit-elle ses dernières heures ?
Groupe Renault

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La Fonderie de Bretagne vit-elle ses dernières heures ?
Groupe Renault
-Article mis à jour à 10h13 vendredi 6 décembre -
La Fonderie de Bretagne menacée de fermeture ? C'est ce que craignent les 350 salariés de ce site industriel basé à Caudan (Morbihan), mobilisés depuis le début de semaine pour défendre leurs emplois. « L'usine est complètement à l'arrêt », appuie Maël Le Goff, le délégué syndical CGT de la Fonderie de Bretagne.
En cause ? Les difficiles négociations entre l'entreprise, l'État représenté par le ministère de l'Industrie, Renault Group, ancien propriétaire de la fonderie et client principal de celle-ci, ainsi que l'Allemand Private Assets, qui a déposé une offre de reprise depuis plusieurs mois.
Quelques heures plus tôt, dans la soirée du mercredi 4 décembre, Jérôme Dupont a pourtant pris la plume afin d'adresser un courrier aux salariés sans cacher la complexité de la situation. « Renault refuse de financer le projet de Private Assets. Ce faisant, il condamne l'entreprise à très court terme », a ainsi écrit le directeur général à ses salariés. Devant l'urgence de la situation, le président du tribunal de Rennes a décidé de réunir tous les protagonistes du dossier dans les plus brefs délais. « L'audience de ce vendredi n'a pas d'importance car il s'agit d'un point d'étape », tempère une source gouvernementale.
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La complexité de la situation trouve son origine quelques années en arrière. Au début des années 2020, Renault Group, alors engagé dans un plan d'économies majeur, cherche à se séparer de la Fonderie de Bretagne (FDB) qui était jusqu'à présent sa filiale et l'unique client de celle-ci. Ce qu'il parvient à faire en 2022 en la cédant auprès du fonds d'investissement allemand Callista Private Equity, mais en s'engageant aussi à des investissements communs avec son nouveau propriétaire afin de moderniser le site industriel, et surtout le diversifier. Ce qui a été fait, timidement, dans le ferroviaire, la défense et le matériel agricole, tandis que la marque au losange y fabrique des pièces de sécurité et des pièces pour les moteurs et les boîtes de vitesses de ses voitures.
Pierrick Merlet