10,5 millions de voitures vendues : Toyota n°1 mondial en 2022 pour la troisième année d'affilée
latribune.fr
Avec près de 10,5 millions de véhicules écoulés, Toyota dépasse en 2022 le groupe allemand Volkswagen et 8,3 millions de véhicules vendus.
Aly Song
10,5 millions de voitures vendues : Toyota n°1 mondial en 2022 pour la troisième année d'affilée
Le groupe japonais est resté en 2022 le numéro un mondial de l'automobile en ventes en volume pour la troisième année consécutive. Toyota a écoulé près de 10,5 millions de véhicules, soit quasiment autant que l'année précédente. Et ce malgré les faibles ventes sur le segment de l'électrique, virage que le constructeur a tardé à prendre. Un retard qui ne devrait toutefois pas lui coûter sa place à la tête du podium pour les années à venir.
Et de trois pour Toyota, qui se hisse en 2022 à la place de numéro un mondial de l'automobile pour la troisième année d'affilée. Avec près de 10,5 millions de véhicules écoulés, il dépasse cette fois encore le groupe allemand Volkswagen (8,3 millions de véhicules vendus).
« Malgré l'impact des contraintes de production causées par la propagation du Covid-19, l'augmentation de la demande de semi-conducteurs et d'autres facteurs, les ventes mondiales sont restées au même niveau que l'année précédente en raison d'une demande solide centrée sur l'Asie » hors Japon, a commenté Toyota dans un communiqué publié ce lundi 30 janvier. Les ventes sont en effet en baisse de 0,1% par rapport à 2021.
Ces nuages devraient par ailleurs commencer à se dissiper cette année. Toyota a récemment annoncé qu'il compte produire jusqu'à 10,6 millions de véhicules de ses marques Toyota et Lexus cette année. Sans exclure néanmoins que le chiffre final soit jusqu'à 10% inférieur à cet objectif « plafond » - soit quelque 9,5 millions d'unités - en raison des pénuries de semi-conducteurs notamment. Ces objectifs sont toutefois clairement supérieurs à sa production de ces dernières années, y compris à celle de 2019, avant la pandémie (9,05 millions d'unités).
Un retard dans l'électrique qui ne devrait pas lui coûter sa place
Les ventes de Toyota dans le tout-électrique font toutefois encore pâle figure. Elles n'ont totalisé que 24.466 unités en 2022, très loin de celles de l'américain Tesla (1,3 million), du chinois BYD (911.000) ou du groupe Volkswagen (572.100).
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Il faut dire que le japonais a mis du temps à se lancer sérieusement sur ce segment, préférant d'autres technologies comme les motorisations hybrides. Et le démarrage commercial l'an dernier de son premier modèle 100% électrique à grande échelle, le SUV bZ4X, a été notamment gâché par une humiliante campagne de rappel peu après son lancement à cause d'un problème de fixation de ses roues.
Malgré son retard dans l'électrique, Toyota devrait rester au sommet de la hiérarchie automobile mondiale en volume dans les prochaines années, selon Mio Kato, analyste de LightStream Research à Tokyo. « Je pense qu'ils (Toyota, NDLR) resteront probablement numéro un, parce que les entreprises qui rattrapent rapidement leur retard sont davantage des entreprises chinoises que les constructeurs occidentaux historiques, et les acteurs 100% électriques sont encore trop petites pour avoir une chance réaliste de les rattraper sur une perspective de 3 à 5 ans », a déclaré Mio Kato à l'AFP.
Le petit-fils du fondateur du constructeur a vanté les mérites de son successeur, en particulier sa « jeunesse », son amour des voitures et le dynamisme de son équipe. « Il est jeune et il a des collègues dans le même état d'esprit, aussi je m'attends à ce qu'il puisse dépasser les limites que je n'ai pas pu franchir moi-même », a-t-il déclaré.
Quant à Koji Sato, jusqu'alors directeur opérationnel du groupe et directeur de la marque, il a promis de s'inscrire dans la continuité de son prédécesseur. À savoir de poursuivre « l'accélération de la transition vers l'électrification », tout en veillant à fabriquer des voitures « répondant à des valeurs diverses et à des besoins locaux ». Soit le credo actuel du groupe consistant à ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier et à laisser un maximum d'options à ses clients, en fonction du rythme de la transition bas-carbone dans leurs régions respectives.