General Motors pourrait garder Opel

Le constructeur automobile américain pourrait finalement conserver sa filiale européenne, par l'intermédiaire d'aides publiques ou de levées de fonds.
(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)

Nouveau rebondissement dans le dossier Opel ? Alors que le processus de vente de la filiale europénne de General Motors (GM) s'enlise, le Financial Times affirmait lundi soir que le géant de Detroit pourrait finalement renoncer à cette cession. Le groupe compterait notamment sur des aides publiques provenant d'Europe et des Etats-Unis pour financer la restructuration de sa filiale. GM pourrait par exemple lever autour de trois milliards d'euros d'aides pour Opel et sa marque britannique Vauxhall, poursuit le quotidien financier.

Autre solution également évoquée par l'agence Reuters et le Wall Street Journal, General Motors envisagerait de lever des fonds pour conserver sa filiale européenne à hauteur de 4 milliards de dollars. Le constructeur américain aurait informé le gouvernement de son projet. Etant donné que GM n'a pas le droit d'utiliser les aides de restructuration du gouvernement américain pour financer des opérations internationales, l'une des options pourrait être de vendre ou hypothéquer des actifs en Chine.

Vendredi, le conseil d'administration de General Motors n'est pas parvenu à se mettre d'accord sur l'identité du repreneur d'Opel, au terme de mois de négociations avec le gouvernement allemand, qui a fait de ce dossier un enjeu politique à un mois des élections législatives. Berlin et les syndicats soutiennent l'offre de l'équipementier canadien Magna International, alors que le groupe américain penche plutôt pour celle de l'investisseur RHJ International .

"Mon impression est que certains, au sein de la direction de General Motors, ont de la sympathie pour l'offre de reprise du fonds d'investissement RHJ International, parce qu'un rachat d'Opel dans quelques années en serait ainsi facilité", a analysé ce lundi le ministre des Finances Peer Steinbrück. "Magna a, de notre point de vue, un projet industriel clair et pas juste une vision de rendement à court terme. C'est pour cela que le gouvernement ne fournira aucune aide financière à RHJ".

Les deux repreneurs potentiels tablent sur la suppression de 10.000 à 50.000 postes, mais là où Magna prend l'avantage aux yeux allemands, c'est qu'il compte faire tourner les quatre usines allemandes, tandis que RHJ prévoit de fermer un site pendant deux ans en ayant recours au chômage technique. Cependant, un rachat d'Opel par Magna coûterait plus cher au contribuable allemand. Berlin s'est engagé en effet à financer les 4,5 milliards d'euros nécessaires à la reprise d'Opel par l'équipementier. Tandis que RHJ a estimé a 3 à 3,6 milliards l'aide dont il a besoin pour boucler l'opération.

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Commentaire 1
à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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Dans les journaux allemands, de nombreux lecteurs semblent reprocher à Mme Merkel son intervention dans les négociations en cours entre Opel et General Motors mais je crois que l'on déplace de cette façon le centre du problème qui d'économique est ra...

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