Le rebond des ventes d'utilitaires profite aux usines françaises
Alain-Gabriel Verdevoye

Berlingo-II-utilitaire
Photo DR
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Les Renault Kangoo ou Trafic, Citroën Berlingo ou autres Peugeot ont le vent en poupe. Le marché des utilitaires légers, sinistré pendant longtemps, repart. Il a crû de 8,5% sur dix mois dans l'Union européenne à 1,22 million d'unités, selon les données publiées vendredi par l'Acea (Association des constructeurs européens). Soit un dixième du marché automobile total. Avec de belles croissance en France (12,5%), en Allemagne (13%), au Royaume-Uni (19%).
Un secteur clé pour les constructeurs français et les usines hexagonales. PSA est en effet traditionnellement le premier acteur européen, avec une part de marché dominante de 22% quasiment à égalité entre Peugeot et Citroën, suivi par... Renault (15,8%). Les marques tricolores dépassent largement Fiat (14,8%), Volkswagen (11,4%), Ford (11%), Mercedes (8,7%). Il est vrai qu'elles sont aidées par leur... marché intérieur, qui reste de loin le premier en Europe pour les véhicules de moins de 3,5 tonnes, grâce à la popularité des petites fourgonnettes dont les français sont justement les spécialistes. Le marché hexagonal des utilitaires légers pèse plus du double du gâteau allemand, britannique ou italien.
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Dans ce contexte, les immatriculations européennes de PSA ont crû de 8% à 284.700 unités sur dix mois, celles de Renault de 22% à 214 000 unités, avec une forte poussée des tous les modèles dont le nouveau gros fourgon Master. Du coup, les usines françaises tournent bien. La production d'utilitaires Renault en France a ainsi progressé de 38,5% dans l'Hexagone (sur neuf mois) à 116.000 unités, celle de PSA de 44% à 61.000. Si elle fabrique en France 21% à peine de ses voitures particulières, l'ex-Régie y assemble... la moitié de ses utilitaires ! L'inverse de PSA, qui monte 37% de ses voitures en France, mais seulement 20% de ses véhicules commerciaux. Des choix stratégiques contradictoires.
Alain-Gabriel Verdevoye
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