Fiat vise une seconde usine au Brésil
Alain-Gabriel Verdevoye
Alain-Gabriel Verdevoye
En difficulté en Europe, Fiat réussit au Brésil. A tel point que son usine de Betim (Etat du Minas Gerais) est saturée. C'est pourtant son plus gros site industriel dans le monde, avec une capacité de 800.000 véhicules en trois équipes et 9.600 salariés. Du coup, le groupe italien songe à une nouvelle usine.
Une annonce officielle pourrait intervenir cette semaine, dès mardi selon l'agence Reuters. Le consortium piémontais semble avoir jeté son dévolu sur l'Etat de Pernambouc, dans le nord-est déshérité du Brésil. La firme transalpine avait annoncé récemment un plan de 5 milliards d'euros d'investissements dans le pays d'ici à 2015, dont 70% pour les voitures particulières et utilitaires légers.
Installé depuis le milieu des années 70 au Brésil, Fiat est aussi implanté industriellement à Cordoba, en Argentine. Il compte d'ailleurs y accroître fortement les cadences, pour ravitailler notamment le marché brésilien. Il compte fabriquer 70.000 voitures cette année en Argentine et 100.000 en 2011.
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Le Brésil est le premier marché mondial pour Fiat, avec 681.000 immatriculations sur onze mois, devant Volkswagen et GM. Sa pénétration atteint les 23%. La Fiat Uno, élue localement Voiture de l'année 2011, est d'ailleurs la voiture la plus vendue au Brésil (200.000 unités sur onze mois). Une toute nouvelle Uno a été en effet lancée en mai dernier, pour remplacer le vieux modèle du début des années 80. Il s'agit d'un véhicule d'entrée de gamme pas cher et spécifique à la gamme sud-américaine. L'utilitaire léger le plus populaire au Brésil est pour sa part le... pick-up Fiat Strada (104.800 unités). Décidément. Il n'y a que chez lui, en Italie, que Fiat détient de telles positions dominantes. Le Brésil est d'autant plus crucial qu'il est l'un des débouchés les plus rentables, et de loin, pour le constructeur turinois.
Alain-Gabriel Verdevoye
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