L'agence de sécurité américaine blanchit Toyota
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Tout ça pour ça ! L'agence de sécurité américaine NHTSA, aidée de l'agence spatiale (Nasa), blanchit le constructeur japonais. A l'issue d'une enquête de dix mois, le ministère américain des Transports a lavé mardi Toyota de tout soupçon quant à la fiabilité de ses systèmes électroniques, concernant les accélérations involontaires des véhicules. Les problèmes se résument donc à des tapis de sol inadaptés pouvant se coincer sous la pédale ou à des confusions de pédales de la part du conducteur.
La firme nippone avait dû rappeler 5,75 millions de véhicules aux Etats-Unis pour des tapis de sol pouvant éventuellement se coincer et 4,44 millions d'autres voitures pour des problèmes présumés d'accélérateur, suite à 75 accidents et 93 décès, fortement médiatisés. En outre, Toyota avait rappelé 437.000 voitures hybrides pour des allégations de dysfonctionnements de freinage, sans aucun accident toutefois.
La tempête déchaînée fin 2009 et début 2010 avait bouleversé l'entreprise, remettant en cause l'excellente réputation de fiabilité de ses voitures. Aux Etats-Unis, la violence de la campagne avait été d'autant plus flagrante qu'elle s'accompagnait de forts relents protectionnistes. Toyota n'était-il pas le fossoyeur de l'industrie automobile américaine, aux yeux de ministres, députés, journalistes? Le PDG, Akio Toyoda, s'était même rendu à Washington pour une audition mouvementée devant des parlementaires en colère.
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Malgré le blanchiment partiel de Toyota en août dernier, les ventes ont eu beaucoup de mal à s'en relever. Toyota a notamment perdu des parts de marché outre-Atlantique et dû offrir de fortes remises pour limiter la casse.
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