Les ventes de Renault et PSA dégringolent en Europe
Alain-Gabriel Verdevoye
Alain-Gabriel Verdevoye
Ca ne va pas fort ! Le marché européen chute. Et les constructeurs tricolores davantage encore. Les immatriculations de voitures neuves ont fléchi de 9,2 % en Europe (Union européenne + Islande, Norvège, Suisse) le mois dernier, selon l'ACEA (Association des constructeurs européens d'automobiles).
Et, dans cette conjoncture, les marques tricolores dégringolent encore davantage. PSA chute carrément de 16,5 %. Au sein du groupe français, Peugeot fléchit de 20,5 %. La marque Citroën limite, elle, la casse (- 11,7 %). Renault fait encore pis (- 23,7 %), la marque au losange proprement dite plongeant de 27,3 % ! Le label à bas coût roumain Dacia sauve encore une fois les meubles (- 5,4 %).
Une part de marché en berne
Au cumul sur les deux premiers mois de l'année, le marché européen baisse de 7,8 %. PSA est en chute de 15,5 %, le groupe Renault de 24 %. La part de marché des constructeurs français est en berne. PSA n'est qu'à 12,6 % (13,7 % un an auparavant) sur deux mois et Renault à 8,8 % seulement (10,7 % précédemment).
Le marché français plonge
PSA et Renault pâtissent d'un fort recul du marché automobile hexagonal (- 20,2 % en février). Et ce, alors que le marché auto allemand, sur lequel ils sont faibles, reste stable. Par ailleurs, ils subissent l'érosion du segment des petits modèles d'entrée de gamme dont ils sont les grands spécialistes.
Mais la baisse des ventes en France n'explique pas tout. Les constructeurs français sont visiblement en attente du renouvellement de leurs "Best sellers", la Peugeot 207 et la Renault Clio III. La première sera renouvelée à la fin du mois et remplacée par la 208. Quant à la Clio, elle sera suuplantée par l'opus IV à la rentrée.
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GM et Fiat en médiocre posture
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En février dernier, le groupe Volkswagen a bien résisté, avec un fléchissement de 2,1 % seulement, inférieur à la chute du marché. Quant aux spécialistes germaniques du haut de gamme, ils restent quasi-stables (BMW) ou accroissent carrément leurs immatriculations (+ 5,2 % pour Daimler). Ford ne recule que de 7,7 %. GM et Fiat ne font, en revanche, pas beaucoup mieux que les français, avec des baisses respectives de 13,6 % et 16,5 %.
Alain-Gabriel Verdevoye
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