Le fonds de modernisation des équipementiers automobiles étendu à 2015

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Arnaud Montebourg, Ministre du redressement productif, a réuni, ce vendredi 19 octobre, le Comité stratégique de la filière automobile. Le FMEA poursuivra l'action de renforcement des fonds propres des acteurs de la sous-traitance.

Arnaud Montebourg, Ministre du redressement productif, a réuni, ce vendredi 19 octobre, le Comité stratégique de la filière automobile, qui rassemble l'ensemble des professionnels (constructeurs, équipementiers et distributeurs) ainsi que les organisations syndicales. Il a été notamment décidé d'étendre la durée du  Fonds de modernisation des équipementiers automobiles de 2 ans, jusqu'en 2015, "pour poursuivre l'action de renforcement des fonds propres des acteurs de la sous-traitance, en vue de consolider les filières métiers de la sous-traitance automobile", selon le communiqué ministériel.

300 millions à investir

Le FMEA (Fonds de modernisation des équipementiers automobiles) a "encore 300 millions d'euros à investir", soulignait, fin septembre, Catherine Dupont-Gatelmand, sa directrice générale. Détenu par le FSI (Fonds stratégique d'investissement  de la Caisse des dépôts et de l'Etat) ), Renault et PSA, le FMEA a été créé en 2009. Ses fonds s'élèvent à "625 millions, dont 372 millions ont déjà été investis dans 29 projets", soulignait-elle. Le FMEA a pour but de prendre des participations stratégiques minoritaires dans des PME automobiles, afin de "consolider des acteurs trop petits, les aider dans leurs projets d'internationalisation et les accompagner dans la phase d'industrialisation de leurs innovations". Ces 29 sociétés représentent "38.000 emplois, dont 60% en France".

Réponse à la crise

"Nous nous concentrons sur douze sous-filières automobiles de la transformation, comme le décolletage, le découpage-emboutissage, la fonderie et l'usinage, la plasturgie...", précisait Catherine Dupont-Gatelmand. "Plus d'une dizaine de dossiers sont actuellement à l'étude", notamment dans la forge-fonderie. Le FMEA est né de la crise de l'automobile de la fin des années 2000 où la filière sous-traitante tricolore était en réel danger. Et il a aidé largement à la pérennisation de sociétés au savoir-faire réputé comme Trèves (textile), SAFE (forge) ou Agrati France (fixations).

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