Ford veut faire tourner 90% de ses usines en trois-huit à travers le monde d'ici à 2017. En attendant, il perd beaucoup d'argent en Europe où il fermes trois sites.
Ford prévoit d'augmenter d'un tiers sa production de véhicules à travers le monde d'ici à 2017, en faisant tourner la plupart de ses sites 24 heures sur 24, a-t-il annoncé lundi. La firme de Dearborn (Michigan) veut fabriquer environ huit millions de véhicules à terme, contre six en 2013.
"Nous sommes en mesure d'utiliser pleinement nos capacités à travers le monde et d'en tirer le maximum", a ainsi affirmé lundi John Fleming, directeur des fabrications du groupe à l'occasion du centième anniversaire de l'installation de la première chaîne automobile "taylorisée" du monde pour la Ford T. C'était le début de ce l'on appellera le fordisme.
Réduction du nombre de plates-formes
D'ici à 2017, le constructeur américain prévoit de fabriquer quasiment l'intégralité de ses voitures et utilitaires à partir de neuf plates-formes, contre 15 actuellement. Et ce, dans le cadre du plan "One Ford", cher au PDG Alan Mulally destiné à produire les mêmes véhicules des deux côtés de l'Atlantique. A cette même date, il escompte que 90% de ses usines à travers le monde fonctionneront en trois équipes, ce qui augmentera la production de 30%.
Aujourd'hui, seules 65% de ses usines fonctionnent en trois-huit. Deuxième constructeur américain, Ford estime qu'il aura construit, de 2011 à 2017, 14 nouvelles usines dans le monde.
Ford a affiché un profit net de 5,7 milliards de dollars (4,4 milliards d'euros) au titre de 2012. La marge globale dans l'automobile de Ford est honorable, ressortant à 5,3%, comparable à celle de 2011. Ses profits cartonnent en Amérique du nord, où son profit avant impôts a atteint l'an passé 8,34 milliards (6,4 milliards d'euros). Mais, en Europe, c'est la chute.
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Le groupe y a affiché une perte avant impôts de 1,75 milliard de dollars (1,4 milliard d'euros) en 2012. Et il pronostique une perte avant impôts de 2 milliards de dollars (1,5 milliard d'euros) de ce côté de l'Atlantique pour 2013! Avec, à la clé, la fermeture de trois usines, dont le site belge historique de Genk. Ses immatriculations de voitures neuves dégringolent de 6,9% dans l'Union européenne (suit huit mois).