2024, année noire pour l’auto
Marie-pierre Gröndahl
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La filière de l'automobile ne s'est jamais si mal portée.
LTD/ELECTRI_CITY
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La filière de l'automobile ne s'est jamais si mal portée.
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Le 11 octobre 2024 restera comme l'une des journées emblématiques du déclin du secteur automobile en Europe. L'annonce officielle - en pleine nuit - du départ en 2026 de Carlos Tavares, le directeur général de Stellantis porté au pinacle voici quelques mois, ainsi que celle de plusieurs licenciements au sein du comité exécutif du quatrième constructeur mondial à la quinzaine de marques (Peugeot, Citroën, Fiat, Chrysler, Jeep...), reflètent la crise profonde vécue par l'industrie depuis le début de l'année.
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Aucun groupe n'en réchappe, comme en témoignent les plongeons en Bourse depuis six mois : Stellantis (- 52,99 %), Volkswagen (- 34 %), Renault (- 21,8 %), Mercedes-Benz (- 23,66 %) ou BMW (- 32,3 %). Volkswagen, confronté à une baisse inédite de la demande en Europe, mais surtout en Chine, s'est résigné à devoir fermer une ou plusieurs de ses usines en Allemagne. Une première en quatre-vingt-sept ans d'existence. Et un choc énorme outre-Rhin. Mercedes-Benz, lui, a lancé un avertissement sur ses résultats annuels le 20 septembre. Les répliques du séisme n'épargnent pas non plus les fournisseurs : Michelin vient de dévoiler son intention de mettre à l'arrêt « temporaire » plusieurs de ses sites de production en France.
Marie-pierre Gröndahl