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Stellantis rachète Share Now à BMW et Mercedes-Benz pour s'imposer dans l'autopartage

latribune.fr

Publié le 03 mai 2022 à 08:06 - Mis à jour le 03 mai 2022 à 12:03

Stellantis suspend sa production en russie

Stellantis cherche avant tout à devenir rentable sur l'autopartage.

GONZALO FUENTES

Le Quotidien Numérique

17 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
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Les deux géants de l'automobile allemande haut de gamme BMW et Mercedes-Benz ont annoncé un accord pour céder leur entité commune dans l'autopartage à Free2Move, le service du groupe Stellantis. En pleine pénurie de composants électroniques destinés aux flottes de véhicules, les deux constructeurs allemands font le choix de se recentrer sur des applications de nouvelles mobilités. Le groupe français fait, lui, le pari de la plateforme multi-services et des flottes à disposition en Europe.

Le marché des nouvelles mobilités bat son plein entre les constructeurs automobiles européens. Avec sa marque "Free2Move", le groupe Stellantis (issu de la fusion Fiat Chrysler, PSA, Jeep) a dévoilé ses ambitions en matière de service d'autopartage et de voitures à la demande, avec l'annonce de l'acquisition de "Share Now", la marque rivale développée par BMW et Mercedes-Benz outre-Rhin. Le montant de la transaction entre les deux groupes automobiles n'est pas précisé.

Pour Stellantis, il s'agit d'étendre son offre de service d'autopartage, notamment en Europe. Dans le domaine des nouvelles mobilités, celui de la "voiture à la demande" (Car-on-demand) est envisagé comme un nouveau relais de croissance potentielle pour les constructeurs. Lors de sa fusion, le groupe avait déjà fusionné Free2Move (créé sur les vestiges du service parisien Autolib) et Leasys, les filiales respectives de Peugeot et Fiat.

Il y a un mois, Free2Move avait également mis la main sur Opel Rent, un autre service de voitures en autopartage allemand. Aussi, cette dernière opération BMW et Mercedes est soumise à l'approbation des autorités de concurrence.

L'offre à 360° versus la fragmentation des services

Share Now a enregistré au premier trimestre 42,3 millions de transactions, soit une croissance annuelle de 30%, selon le communiqué. "L'acquisition ajoute (...) 14 nouvelles villes européennes à ses 7 hubs de mobilité aux États-Unis et en Europe ", détaille Stellantis dans son communiqué.

Face à ces concurrents, notamment le leader américain Tesla, Stellantis veut parvenir à bâtir une offre à 360°. Le service Free2move en B2B et B2C revendique une flotte de plus de 450.000 véhicules en location, en autopartage et en abonnement, 500.000 places de parking et un réseau de 250 000 stations de recharge.

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Objectif rentabilité

Mais pour l'heure, aucun modèle économique ne semble avoir tiré son épingle du jeu. Stellantis cherche d'ailleurs avant tout à devenir rentable sur ce service : « Cette acquisition va également accélérer notre croissance et notre rentabilité. Tout aussi important, nous nous rapprochons de notre objectif d'étendre la présence mondiale de Free2move à 15 millions d'utilisateurs actifs d'ici 2030. »

Or, pour Carlos Tavares, patron de Stellantis, il s'agit de faire du groupe une véritable machine à cash. Il prévoit de doubler le chiffre d'affaires pour 2030 pour atteindre les 300 milliards d'euros de chiffre d'affaires.

De leurs côtés, les deux groupes allemands vont se recentrer sur les activités opérées par plusieurs sociétés communes de mobilité lancées début 2019. En particulier une application qui permet de trouver la prochaine borne de recharge pour voitures électriques, présente actuellement dans 31 pays en Europe avec 300.000 bornes de recharge (Charge Now).

L'autre est conçue pour choisir son mode de déplacement entre e-scooters, vélos électriques, voitures en autopartage, taxis et véhicules avec chauffeur (Free Now), avec un parc de 180.000 engins et véhicules répartis dans plus de 150 villes.

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Ces choix stratégiques plus applicatifs ne sont pas anodins. Depuis plusieurs mois, le secteur automobile traverse une profonde crise d'approvisionnement sur les composants électroniques, renforcée par la guerre en Ukraine de la Russie qui fait flamber les prix de l'énergie (pétrole et électricité). La mise à disposition de flottes suffisantes de véhicules pourrait donc se révéler plus compliqué que prévu.

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