Cure d'austérité chez Volkswagen : l'avenir de ses salariés en question
latribune.fr

Volkswagen entamera le 25 septembre les négociations cruciales concernant l'avenir des employés du premier constructeur européen.
Fabian Bimmer
latribune.fr

Volkswagen entamera le 25 septembre les négociations cruciales concernant l'avenir des employés du premier constructeur européen.
Fabian Bimmer
La date est fixée. Volkswagen entamera le 25 septembre les négociations cruciales concernant l'avenir des employés du premier constructeur européen, sur le chemin d'une cure d'austérité sans précédent qui pourrait conduire à des fermetures d'usines, une première historique.
Mardi, le géant allemand de l'automobile a résilié officiellement l'accord sur la garantie de l'emploi, en vigueur depuis 1994 et censé courir jusque 2029. Cette résiliation ouvre la voie à de possibles licenciements à partir du 30 juin 2025 pour les 120.000 employés de la marque VW en Allemagne, visée par les mesures d'économies. Au total, le groupe emploie environ 300.000 salariés en Allemagne.
Six conventions collectives définissant les relations de travail au sein du groupe Volkswagen ont été abrogées mardi. Cela affecte un large panel des salariés de VW selon le syndicat allemand IG Metall, des salariés les mieux payés aux étudiants en apprentissage en passant par les travailleurs temporaires.
Car les plans d'investissements du groupe et les mesures d'économies souhaitées par Volkswagen seront aussi au menu des discussions. Des fermetures d'usines en Allemagne, une première dans l'histoire du groupe, ne sont pas exclues. Les négociations auront lieu à Hanovre, où se situe le siège du premier syndicat allemand.
Baisse des ventes en Chine - le premier marché du groupe -, effondrement de la demande pour les véhicules électriques en Allemagne, concurrence des constructeurs chinois avec leurs modèles à batterie meilleur marché, erreurs stratégiques : les difficultés du deuxième constructeur mondial sont nombreuses.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

À lire également
Le déficit actuel des ventes correspond à un « manque d'environ 500.000 voitures, l'équivalent d'environ deux usines », a reconnu Arno Antlitz, directeur financier du groupe, au début du mois. « Nous devons augmenter la productivité et réduire les coûts. Nous avons encore un an, voire deux, pour redresser la barre », a-t-il également lancé lors de l'assemblée générale houleuse des salariés à Wolfsburg, dans le nord de l'Allemagne.
Un nouveau coup dur, par ailleurs, pour l'économie allemande, lanterne rouge de la zone euro, avec une croissance au ralenti et une industrie qui souffre de la hausse des coûts de l'énergie.
(Avec AFP)
latribune.fr