John Elkann, le nouvel homme fort de Stellantis, fait son mea culpa. Ce mercredi, lors d'une conférence avec des journalistes et analystes financiers, il a convenu que 2024 était « une année dont [le groupe n'est] pas fier ». Le géant franco-italo-américain de l'automobile a, de fait, vu ses ventes et sa marge opérationnelle s'écrouler. Mais le dirigeant, qui a pris les rênes de Stellantis depuis l'éviction de Carlos Tavares en décembre dernier, veut tourner la page. Désormais, a-t-il lancé, le groupe aux quinze marques entend renouer avec « une croissance rentable » dans toutes ses géographies.
Il considère que Stellantis est désormais bien positionné pour rebondir. Aux États-Unis, qui ont largement plombé Stellantis l'an dernier, John Elkann estime que le constructeur a soigné ses plaies. Alors que les concessionnaires américains étaient confrontés à de gros problèmes de stocks, liés à des tarifs trop élevés, Stellantis affirme avoir fait le ménage. « Nous avons réduit les stocks des concessionnaires de 432 000 unités au milieu de l'année dernière à 304 000 unités à la fin de l'année, assure Doug Ostermann, le directeur financier du groupe. C'est bien en deçà de notre objectif déclaré de 330 000 unités. » Le dirigeant indique qu'une politique similaire a porté ses fruits en Europe.