Ce lundi 14 octobre, une quinzaine de journalistes sont rassemblés dans une salle de réunion, derrière les imposants stands de Stellantis au Mondial de l'Auto de Paris. Tous attendent Carlos Tavares, le patron du géant de l'automobile aux 14 marques à travers le monde. Toujours très courtois avec la presse, le dirigeant salue la salle, puis vient présider la table. Lorsqu'à de semblables occasions, la plupart de ses homologues se fendent d'un propos liminaire convenu, et récitent les éléments de langage policés des services de communication, Carlos Tavares, lui, s'en fiche royalement. Une perte de temps, à ses yeux. « Bon, on passe aux questions, sourit d'emblée le patron de 66 ans, toujours très direct. Qui commence ? »
Avec Carlos Tavares, pas de sujet tabou - ou presque - et peu de langue de bois. Une première question jaillit sur un dossier brûlant : celui de possibles ventes de marques, évoqué quelques jours plus tôt par le dirigeant, dans un contexte commercial tendu.