Au Mondial de l’Auto, les rêves de conquête du chinois BYD
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Au Mondial, BYD a présenté son Sealion 7, futur concurrent de la Tesla Model Y.
Reuters
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Au Mondial, BYD a présenté son Sealion 7, futur concurrent de la Tesla Model Y.
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Dans le hall 5 du Mondial de l'Auto cette semaine à Paris, impossible de rater le stand de BYD. Aux côtés de plusieurs autres constructeurs de l'empire du Milieu, le géant chinois des voitures électriques s'est offert un vaste espace pour promouvoir sa gamme, et doper sa notoriété dans l'Hexagone. Pour sa deuxième participation au salon de Paris, BYD (Build Your Dreams) a levé le voile, pour la première fois en Europe, sur son Sealion 7. Ce SUV coupé à motorisation électrique, qui abat le 0 à 100 km/h en 4,5 secondes et dont l'autonomie affichée s'élève à 502 km, sera prochainement ouvert aux commandes en France. Il entend concurrencer Tesla et son grand best-seller, la Model Y.
Très agressif, le groupe de Shenzhen, qui s'est fait un nom dans les batteries avant d'endosser le costume de constructeur automobile, illustre à lui seul les ambitions de la Chine dans l'automobile. Chassés des Etats-Unis, ses constructeurs voient le Vieux Continent comme une terre de conquête pour écouler leurs voitures. Cette offensive découle pleinement du grand plan stratégique « Made in China 2025 », initié par Pékin il y a bientôt dix ans.
Si BYD est désormais un mastodonte en Chine, du haut de ses 3 millions de voitures écoulées en 2023 (soit une augmentation de plus de 60% en un an !), il demeure un lilliputien en Europe. L'an dernier, il n'y a vendu qu'un peu plus de 15.000 véhicules. Mais son empreinte progresse. Depuis le début de l'année, le constructeur totalise 2.600 immatriculations en France. « Nous avons déjà doublé notre total de l'exercice précédent », se félicite un porte-parole. BYD possède désormais 37 concessions dans l'Hexagone, et compte atteindre les 100 points de ventes fin 2025.
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BYD navigue toutefois dans des eaux hostiles. En France, ses voitures ne sont plus éligibles, depuis le début de l'année, au bonus écologique de 4.000 pour l'achat d'une voiture électrique. En parallèle, l'Europe vient de surtaxer ses véhicules de 35%, en plus des 10% qui existent déjà. Mais il ne s'agit que d'un « casse-tête temporaire », balaye Alfredo Altavilla, conseiller spécial du constructeur. Son état-major a déjà trouvé la parade. Déjà implanté en Hongrie, où il fabrique des bus électriques, BYD y assemblera bientôt ses voitures. Le groupe ne va pas s'arrêter là : il compte ouvrir une nouvelle usine en Turquie, dont l'appartenance à l'union douanière européenne lui permettra d'échapper aux taxes.
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