Automobile et Salon: le syndrome du jumeau maléfique
Nabil Bourassi, à Munich
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Photo d'illustration
Arnd Wiegmann
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La fête annoncée n'a pas eu lieu... Après deux années de privation de salon automobile, l'ouverture du salon de Munich, dont on ne savait toujours pas, quelques jours auparavant, s'il aurait vraiment lieu, n'a pas soulevé l'enthousiasme ni côté journalistes, qui viennent par milliers du monde entier, ni du côté des exposants. Cette première édition dans la ville de BMW après 70 ans en territoire neutre (Francfort) est donc un rendez-vous manqué, et sonne comme un avertissement pour le salon de Paris en alternance une année sur deux. Un salon coupé aux deux extrémités de la ville, de très nombreux constructeurs absents, les show rooms qui ouvrent leur porte une fois que les journalistes ont quitté les lieux...
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L'édition parisienne prévue en septembre 2022 va devoir tirer les leçons de ce qui n'a pas fonctionné à Munich. Car c'est l'avenir des salons qui est en jeu. Si l'on combine le désamour croissant de la société à l'égard de l'automobile et du paysage actuel de l'industrie automobile (concurrence accrue, investissements qui explosent dans la transition énergétique, la connectivité ou l'autonomie), le salon doit retrouver une nouvelle place. Pour les constructeurs automobiles, il n'est plus question de consacrer les budgets faramineux exigés par les organisateurs et qui s'élèvent à des dizaines de millions d'euros pour les plus pharaoniques. "Le retour sur investissement n'est plus aussi évident", expliquent-ils en chœur.
Nabil Bourassi, à Munich