Alors qu’un décret officialisant le rabotage des aides à l’achat pour les voitures électriques doit voir le jour, le secteur redoute un impact négatif sur les ventes.Le gouvernement ne veut pas traîner. L'exécutif va bientôt tailler dans les aides à l'achat pour les voitures électriques. Pour ce faire, un décret va voir le jour très prochainement. Le texte, que La Tribune a pu consulter, entrera en vigueur « au lendemain de [sa] publication ». Il entérine une baisse sensible du bonus écologique, qui a vocation à soutenir la demande pour les véhicules électriques.
En premier lieu, l'aide maximale est dorénavant fixée à 4.000 euros - contre 7.000 euros auparavant -, pour les ménages les plus modestes. Les conditions pour accéder au bonus sont également durcies, avec l'introduction d'une dégressivité selon les niveaux de revenus. Pour bénéficier du bonus maximal, de 4.000 euros donc, il faudra justifier d'un revenu fiscal de référence par part inférieur ou égal à 16.300 euros, contre 15.400 euros auparavant. L'aide sera de 3.000 euros si le revenu fiscal est supérieur à 16.300 euros et inférieur ou égal à 26.200 euros. Elle ne sera plus que de 2.000 euros pour ceux qui gagnent davantage.
Suppression du bonus pour les utilitaires
Le bonus écologique disparaît pour les véhicules utilitaires. Les camionnettes neuves seront totalement exclues des aides. Ces mesures doivent permettre au gouvernement de faire des économies en période de disette budgétaire. De telles dispositions étaient attendues : l'exécutif avait déjà indiqué qu'il comptait réduire de plus de moitié l'enveloppe annuelle dédiée au bonus de 1,5 milliard à 700 millions d'euros.
La filière automobile ne cache pas, pour autant, son agacement face à ce rétrécissement des aides. Les constructeurs redoutent une baisse de la demande pour les véhicules électriques, dans un contexte, déjà préoccupant, de ralentissement des ventes depuis cet été.