Bonus-malus auto : le gouvernement favorable à des ajustements
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Antoine Armand, le ministre de l'Economie et des Finances.
Reuters
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Antoine Armand, le ministre de l'Economie et des Finances.
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Lors d'une conférence ce mardi, au deuxième jour du Mondial de Paris, Antoine Armand, le nouveau ministre de l'Economie et des Finances, a affiché « son soutien » à l'automobile. « Cette filière est une force, une fierté, a-t-il lancé devant un parterre de représentants du secteur. Elle doit et elle sera soutenue. » Cette sortie intervient alors que les mesures du projet de budget concernant l'automobile suscitent l'ire des industriels. Ceux-ci sont notamment très remontés contre un durcissement du bonus-malus. Antoine Armand, lui, s'est dit favorable à certains ajustements.
L'enveloppe consacrée à l'achat de véhicules propres baissera, comme prévu dans le projet de budget, d'un tiers en 2025, à 1 milliard d'euros. Antoine Armand considère malgré tout qu'il s'agit d'« un montant important » au regard « du contexte budgétaire que nous connaissons ». Une baisse du bonus écologique pour l'achat d'un véhicule électrique, aujourd'hui fixé à 4.000 euros, est donc attendue. Mais le ministre n'en a pipé mot. Les conditions pour y accéder pourraient être durcies. Le ministre a déploré que seulement 20% des voitures achetées via le bonus sont produites en France. « Je crois que nous pouvons faire beaucoup mieux », a-t-il insisté.
Le leasing social, qui a permis cette année à 50.000 ménages d'accéder à la voiture électrique, devrait être renouvelé. Mais ses contours restent à préciser. « Nous devrons explorer l'ensemble des modalités de financement qui s'offrent dans le contexte budgétaire restreint pour poursuivre d'abord l'objectif de soutien à la demande automobile », a déclaré Antoine Armand.
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Tandis qu'un renforcement du malus automobile est prévu dans le projet de budget, Antoine Armand considère qu'« un ajustement des paramètres » s'impose. Il compte, concrètement, sur le « débat parlementaire » pour adoucir cette taxe sur les véhicules à motorisation thermique. Le ministre assure, à ce sujet, comprendre les préoccupations de la filière automobile :