Dans un marché automobile pour le moins morose, elles sont les seules à afficher une belle croissance. L'an dernier, les voitures hybrides ont représenté pas moins de 43% des ventes, à 750.000 unités. Mais c'est un segment bien particulier qui fait un carton : celui des hybrides non-rechargeables. Leur part de marché global a progressé de manière fulgurante à plus de 34%, gagnant 10 points en un an.
Dans les faits, ces véhicules sont équipés d'un moteur thermique classique. En parallèle, ils disposent d'une batterie plus ou moins grosse. Certains modèles n'offrent qu'une légère assistance lors des phases d'accélération. D'autres, avec une batterie plus importante, permettent de démarrer la voiture en électrique, et de prendre complètement le relais du moteur thermique lors de courtes distances et à faible allure. Ce qui permet de réduire la consommation d'essence. Au contraire des hybrides rechargeables, il n'y a pas besoin de brancher régulièrement la voiture à une borne : la batterie est directement rechargée en roulant ou en freinant, grâce à un système de récupération d'énergie.
Si ces hybrides non-rechargeables ont les faveurs des clients, c'est d'abord pour une question de prix. « Elles coûtent entre 2.000 et 3.000 euros de plus que leurs équivalents thermiques », souligne Olivier Hossard, à la tête du groupe de concessionnaires Vauban. Ces véhicules demeurent aussi bien moins chers que leurs homologues complètement électriques. Leur forte autonomie et le fait qu'elles ne nécessitent pas de recharge rassure les clients. C'est ce qu'indique Marc Mortureux, le directeur général de la Plateforme automobile (PFA), le lobby du secteur :