Automobile : les constructeurs européens parient sur une reprise en 2022... sous conditions
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Les constructeurs automobiles européens tablent sur un rebond des ventes en 2022. L'association européenne qui les représente, l'ACEA, a annoncé qu'elle prévoyait une hausse de 7,8% des ventes de voitures neuves cette année, soit 10,5 millions de voitures. C'est loin des 15,3 millions de voitures vendues en 2019, mais pour les constructeurs, cette prévision doit marquer la résorption de la pénurie de semi-conducteurs, ou du moins sa stabilisation. En 2021, le marché avait été largement impacté par cette pénurie et empêché la reprise de la production. Il avait reculé de 2,4% sur l'année.
Mais la prévision de l'ACEA reste fragile tant la situation sur les semi-conducteurs reste incertaine. Début 2021, les constructeurs estimaient que le pic serait atteint au deuxième trimestre. Sauf qu'une résurgence épidémique dans les pays producteurs de puces électroniques, notamment en Malaisie, avait de nouveau grippé leur production. En ce début d'année, les industriels analysent diversement la situation. General Motors a indiqué entrevoir la fin de la crise, mais Elon Musk s'est montré plus pessimiste. Le flamboyant patron de Tesla a encore reculé les lancements de ses deux nouveaux modèles (le Cybertruck et le roadster), déjà repoussés pour 2022, en raison de la situation tendue sur le front des approvisionnements en semi-conducteurs.
Nissan, de son côté, a dit son "optimisme prudent" qualifiant la conjoncture "incertaine". La semaine dernière, c'est Ford qui a annoncé le ralentissement de sa production dans ses usines américaines en raison du manque de puces. Plus proche, l'usine-amiral de Volkswagen à Wolfsburg a annoncé qu'elle supprimait son équipe de nuit pour les mêmes raisons.
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L'ACEA pousse Bruxelles à adopter une politique plus offensive pour relocaliser la production de semi-conducteurs sur le territoire européen. Le même jour, la Commission européenne a présenté un plan dédié à cette thématique et baptisée le "Chips Act". Il s'agit d'allouer une enveloppe de 42 milliards d'euros pour reconstruire des capacités souveraines.