Automobile: par rapport à son plus haut (en 2018), le marché européen s'est écroulé de 38%
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Le marché automobile européen ne parvient toujours pas à sortir de l'ornière. Le marché reste enlisé dans la crise des semi-conducteurs qui grippe toute la chaîne d'approvisionnement et empêche les livraisons. La crise en Ukraine a accentué la crise avec des problèmes de livraisons de pièces essentielles, notamment des câbles.
Au premier semestre, le marché automobile européen a perdu 14% de ses volumes avec seulement 5 millions de voitures vendues. En réalité, la baisse est encore plus vertigineuse quand on le compare à son plus haut atteint en 2018 quand le marché pesait alors quasiment 8 millions de voitures neuves, ce qui revient à un effondrement de 38% des ventes.
Le marché français, lui, est en retrait de 16% en glissement annuel. Par rapport à 2018, la baisse atteint les 46%... De son côté, l'Allemagne contient sa baisse sur un an (-11%), mais aussi par rapport à 2018, même si la chute est importante (-33%).
En revanche, l'Italie accuse un déclin plus marqué: -22% sur un an. La péninsule fait cependant mieux que la France par rapport à 2018 en étant en ligne avec la baisse du marché continental (-36%).
Côté constructeurs automobiles, le groupe Volkswagen a dû encaisser l'impact significatif de la guerre en Ukraine qui l'a privé pendant plusieurs semaines de livraisons de câbles. Le groupe allemand déplore ainsi une baisse de 1,3 point de parts de marché.
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La marque Renault voit ses ventes reculer de presque 21% sur le semestre, soit une baisse de 0,5 point de parts de marché. La dynamique de Dacia vient encore sauver la performance en volume du groupe, puisque la marque roumaine engrange une hausse de 16% de ses ventes, et de 1,2 point de parts de marché, ce qui lui permet d'approcher le seuil de 5% du marché européen. A noter, la performance d'Alpine, la marque haut-de-gamme du groupe Renault, dont les ventes ont explosé (+80%), même si elles restent extrêmement confidentielles (1.365 unités).