Automobile: un confinement moins traumatique pour les constructeurs ?
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Il y a donc bien un second round pour les constructeurs automobiles... Il y eût d'abord le drame du printemps, où deux mois de confinement en France et presqu'autant dans tous les plus grands marchés européens, avait conduit à un effondrement des ventes: jusqu'à -80% sur certaines périodes. A la fin octobre, la baisse cumulée du marché du neuf en France depuis le début de l'année était d'un quart, selon l'état des lieux donné samedi par le Comité des constructeurs français d'automobile. Certes, ce chiffre cache une belle reprise à l'été, stimulée entre autres par un dispositif de relance public exceptionnel. Cette reprise devait d'ailleurs permettre aux constructeurs de sauver le second semestre. Mais hélas, le mois d'octobre s'est terminé à -10% douchant les espoirs d'une reprise dynamique et pérenne.
Avec l'annonce d'un nouveau confinement, l'objectif d'un marché à -20% en 2020 est définitivement hors de portée. Le gouvernement a annoncé un confinement d'un mois, mais personne ne parie sur une levée des mesures début décembre et la plupart des constructeurs se prépare d'ores et déjà à un prolongement. Pour autant, aucun constructeur n'a encore annoncé de fermetures d'usines contrairement au printemps quand toutes les chaînes de production automobiles européennes avaient fermé du jour au lendemain.
Pour José Baghdad, spécialiste de l'industrie automobile chez PwC, la situation est en effet légèrement différente par rapport au premier confinement:
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De même, les pays européens n'ont pas tous décrétés le confinement. Il faut donc bien continuer à exporter en Espagne, en Italie ou en Allemagne, même si ces pays ont adopté des mesures sanitaires extrêmement strictes comme des couvre-feux ou des confinements locaux comme à Madrid et dans son agglomération.
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