Le marché de l'automobile français plonge de près de 10% en octobre

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Le groupe Renault affiche une baisse de 9,69% en 2020 par rapport à son très bon mois d'octobre en 2019, avec 42.634 véhicules, d'après les chiffres publiés par le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA).
Le groupe Renault affiche une baisse de 9,69% en 2020 par rapport à son très bon mois d'octobre en 2019, avec 42.634 véhicules, d'après les chiffres publiés par le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA). (Crédits : Stephane Mahe)
Le marché automobile a reculé en octobre de 9,49% sur un an pour les véhicules neufs mais a bondi de 11% pour les occasions. Le groupe Renault affiche une baisse de 9,69% en 2020.

Le marché automobile français, toujours affecté par la pandémie, a reculé en octobre de 9,49% sur un an pour les véhicules neufs mais a bondi de 11% pour les occasions, selon des chiffres publiés dimanche. Octobre 2019 avait été un très bon mois pour les ventes de véhicules neufs, tandis qu'octobre 2020 est en ligne avec les moyennes des années précédentes, avec 171.049 immatriculations de voitures particulières neuves, ont annoncé dimanche les constructeurs.

Du côté des Français, le groupe Renault affiche une baisse de 9,69% en 2020 par rapport à son très bon mois d'octobre en 2019, avec 42.634 véhicules, d'après les chiffres publiés par le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA). Le constructeur est notamment touché par un net recul de Dacia (-23,30%). PSA résiste mieux, avec -2,78% et 60.430 véhicules, le net recul de Citroën étant compensé par des bons scores de Peugeot et d'Opel. La Peugeot 208 continue sa course en tête des véhicules les plus vendus de l'année, devant la Renault Clio et la Peugeot 2008.

"On revient aux chiffres traditionnels du mois d'octobre", a commenté François Roudier, porte-parole du CCFA. Les ventes sont plus "saines" que pour une fin d'année ordinaire, avec plus de ventes aux particuliers et moins de prix cassés, "et les marges sont bien tenues", a-t-il expliqué. "Mais il faut rester prudent sur la gestion des derniers mois de 2020".

La part des hybrides et électriques a triplé

Les groupes français se sont mieux comportés que les groupes étrangers, qui reculent de 14,62% en moyenne. Le groupe Volkswagen, premier importateur dans l'Hexagone, se replie notamment de 8,23%, après un très bel automne 2019. BMW recule de 23,09% et Toyota de 31,78%.

La part de véhicules hybrides ou électriques a presque triplé en un an, représentant désormais près d'une voiture sur cinq. La moyenne des émissions de CO2 des voitures neuves vendues en France atteint ainsi son plus bas historique, à 95,5 g/km.

Rebond du marché de l'occasion

Le marché de l'occasion a, lui, bondi de 11% avec 593.411 immatriculations en octobre, selon le cabinet AAA Data. "Contre toute attente, les particuliers achètent davantage de voitures et ce, depuis plusieurs mois maintenant", souligne le cabinet. "De plus, les décisions d'achat se prennent plus rapidement. Les mesures incitatives mises en place par le gouvernement comme la prime à la conversion et le bonus écologique (ou l'annonce du durcissement du malus écologique en 2021) agissent conjointement comme des déclencheurs de décision chez les consommateurs français".

Le marché des véhicules neufs se remettait doucement d'un printemps bouleversé par la crise sanitaire. Les livraisons de véhicules s'étaient écroulées de 72% en mars et de 88,8% en avril, avant de se redresser légèrement pendant l'été. De janvier à octobre, les mises en circulation de voitures particulières neuves se sont effondrées de près de 27% à 1,337 million d'unités, contre 1,830 à la même période de l'an dernier. Et le reconfinement annoncé jeudi a rendu la fin de l'année imprévisible.

"Les commandes étaient assez bonnes début octobre mais elles se sont dégradées fortement à la fin du mois", a expliqué François Roudier. Entre le comportement imprévisible des consommateurs face aux primes et malus, et l'effet du Covid, "on est sur une fin d'année difficile", a-t-il souligné.

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a écrit le 02/11/2020 à 13:49 :
La vraie question à se poser, plutôt que de se retrancher derrière "la crise", serait peut-être de savoir pourquoi personne ne veut des bagnoles made in france ? Mais faut-il vraiment se poser la question ? Outre des designs pour le moins ratés (la zoé en est un parfait exemple) et outre la volonté gouvernementale de faire plaisir en lobby nucléaire en privilégiant les bagnoles électriques qui sont une escroquerie environnementale (la voiture électrique pollue énormément plus que n'importe que voiture thermique, comme le reconnaissent tous les experts sérieux, compétents et fiables - donc forcément pas français), il y a aussi le fait que les bagnoles françaises sont tout sauf fiables. dans le plus récent classement des voitures les plus fiables du monde, elles sombrent dans ce classement et ne se retrouvent jamais dans les 10 premières places. Payer cher pour des voitures moches et brinquebalantes dès la sortie d'usine ? Et quoi encore ?
Réponse de le 02/11/2020 à 16:27 :
Vrai ! Les Renault, Citroën et autres Peugeot ont des indices de fiabilité catastrophiques, dignes de plus vielles voitures soviétiques de l'époque (ne citez pas Lada qui a cependant suivit la courbe inverse des voitures françaises en améliorant sensiblement sa fiabilité). Leur rapport qualité-fiabilité-prix est exécrable et elles ne font jamais le poids, à catégories égales, face aux voitures étrangères et notamment asiatiques. Acheter une bagnole française, c'est vouloir perdre son temps au garage et faire la fortune des garagistes. Des bagnoles mal dessinées et mal conçues pour des gogos.
a écrit le 02/11/2020 à 9:31 :
Pourquoi payer une voiture neuve "à prix d'or" lorsqu'elle est fabriquée hors hexagone. Le plus exemple la dernière DS fabriquée en Chine mais certainement pas vendue au prix des coûts chinois.
Les constructeurs tricolores devraient revoir leur logiciel commercial car un autre concurrent arrive sur le marché la cde sur internet à des prix qui sont et seront plus compétitifs. L'ensemble de la filière automobile constructeurs, sous traitants , mais aussi ceux qui sont toujours en retard plus dans le Minitel que dans le numérique les syndicats qui vont en dehors de grandes G..... et de panneaux ou de drapeaux sont dépassés par le nouvel âge du commerce. Oui les constructeurs ont encore de l'avenir mais en prenant le client au sérieux et non pour un pigeon. Après trois décennies passées dans divers pays pour mon job et mes 70 bougies la France est toujours endormie avec cette vision souvent industrielle d'un client qui n'est que peu ou pas considéré malgré les grandes tirades plus verbales que dans les faits.
a écrit le 02/11/2020 à 8:00 :
Ça donne envie d'acheter une voiture neuve pour la laisser au garage va à cause du confinement.
a écrit le 01/11/2020 à 18:49 :
Avec le - 11 % de Volkswagen marque on voit que le constructeur allemand abandonne encore une fois ses bretelles.
a écrit le 01/11/2020 à 18:16 :
Oui c'est la big crise et il y a marre du covid 19. Plus en plus de décisions iniques et qui vont mettre sur la paille beaucoup de commerce. Oui il faut sauver la France de la mondialisation absurde qui pousse à la guerre économique entre les usa et la Chine. Donc oui c'est le reconfinement de novembre mois triste par définition. Il nous faut la sécurité
a écrit le 01/11/2020 à 16:49 :
Alors qu'il n'y avait pas de confinement cela reste quand même impressionnant. Bon après l'économie circulaire c'est la seule économie écologique qui soit réellement.
a écrit le 01/11/2020 à 15:14 :
ça "tombe" bien 208 et Clio sont fabriquées en Slovaquie (Trnava) et en Turquie(Bursa)
a écrit le 01/11/2020 à 15:12 :
ça "tombe" bien 208 et Clio sont briquée en Slovaquie (Trnava) et en Turquie(Bursa)

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