Automobile: un premier trimestre qui plonge, avant-gout d'une débâcle...
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Le marche automobile europeen a continue de baisser en mars, selon l'acea
Albert Gea
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Le marche automobile europeen a continue de baisser en mars, selon l'acea
Albert Gea
C'est une première salve de publications qui vient donner la température du marché automobile après un premier trimestre marqué par la crise du coronavirus notamment en Chine. Pour l'heure, les résultats sont encore disparates. Faurecia a été le premier a dégainé lundi en annonçant une baisse d'environ 13% de son chiffre d'affaires sur les trois premiers mois de l'année. De son côté, le groupe PSA déplore une baisse de 15,7% de ses recettes sur cette même période. Seul Plastic Omnium limite la casse avec une baisse limitée de 4,4%. L'équipementier automobile doit cette surperformance (quasiment 20 points au-dessus du marché) à sa faible exposition au marché chinois qui ne représentait que 8% de son chiffre d'affaires en 2019 et sur lequel ses ventes ont plongé d'un tiers au cours des trois premiers mois de l'année.
Car en réalité, le premier trimestre 2020 semble n'être qu'un avant-goût de la dégringolade du marché qui attend les industriels de l'automobile au cours des prochaines semaines. Le confinement en France ayant seulement commencé fin février en Italie et mi-mars ailleurs en Europe comme en France, une grande partie du trimestre a donc été épargnée par la crise du coronavirus en Europe. Le second trimestre pourrait être encore plus marqué, notamment pour le groupe PSA dont les ventes sont encore très fortement concentrées sur le Vieux continent (près de 88% des ventes). D'ailleurs, les ventes de voitures se sont d'ores et déjà affaissées d'un tiers sur le trimestre en Europe. PSA estime que le mix-produit, c'est-à-dire le niveau de finitions des ventes par voiture, a permis de compenser cette baisse.
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Quant à Faurecia, il pourrait voir sa principale qualité se retourner contre lui. Réputé pour disposer d'un bon équilibre géographique de ses activités, le groupe dirigé par Patrick Koller pourrait se prendre un violent coup de bambou au deuxième trimestre avec la contamination tardive du marché américain qui avait représentait 25% de ses ventes il y a un an. Pis... Faurecia va être pénalisé par d'importants effets devises. Sur le premier trimestre, les prémices du déclin des ventes en Amérique du Nord (-9%), ont été amplifiées par les effets de change puisque la baisse a été de 18% une fois intégrée le paramètre devise.