Autoroutes : le Sénat écarte la gratuité et défend la concession
César Armand
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Plusieurs concessions d'autoroutes arriveront à terme au cours de la prochaine décennie (Photo d'illustration).
Reuters
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Plusieurs concessions d'autoroutes arriveront à terme au cours de la prochaine décennie (Photo d'illustration).
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Quelle est la différence entre un boulanger et un concessionnaire autoroutier ? Le boulanger est propriétaire de son fonds de commerce et de ses profits. Le concessionnaire autoroutier, lui, réalise des bénéfices pour rembourser des investissements au service d'actifs qu'il devra céder à terme.
La blague fait florès dans les couloirs du pouvoir depuis que les gestionnaires d'autoroutes concédées sont dans le viseur de Bercy, puis de l'Autorité de régulation des transports et enfin du Sénat. Ce dernier a lancé, en février, une mission de contrôle budgétaire sur la préparation de l'échéance des contrats de concessions autoroutières.
Et pour cause, plusieurs arriveront à terme au cours de la prochaine décennie. Dès 2031 pour les 1.338 kilomètres accordés à la Société des autoroutes du Nord et de l'Est de la France (Sanef - groupe Abertis). Suivront en 2035 les 1.867 km des Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (APRR - groupe Eiffage) et en 2036 les 2.723 km des Autoroutes du Sud (Vinci Autoroutes).
Le sénateur centriste de l'Eure, Hervé Maurey, rapporteur spécial pour les crédits des transports terrestres dans le cadre des PLF, plaide pour un modèle concessif réformé et rééquilibré. D'emblée, il écarte ainsi la gratuité, « une fausse bonne idée », portée par le Rassemblement national et la France insoumise.
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« Si ce n'est pas l'usager qui paie, c'est le contribuable », souligne le parlementaire. Et pas n'importe quel contribuable : le contribuable français « au bénéfice des transporteurs routiers et touristes étrangers ». Les autoroutes ne sont pas en effet l'apanage des usagers franco-français.
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César Armand
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