Carlos Ghosn : nouvelles questions autour de 7 millions de primes et salaire

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Une nouvelle affaire en lien avec Nissan Mitsubishi BV (NMBV) pourrait être révélée.
Une nouvelle affaire en lien avec Nissan Mitsubishi BV (NMBV) pourrait être révélée. (Crédits : Philippe Wojazer)
Selon nos confrères des Echos, le PDG de Renault aurait touché cette somme de Nissan Mitsubishi BV entre la création de cette structure en juin 2017 et son arrestation en novembre dernier.

Carlos Ghosn est détenu au Japon depuis le 19 novembre dernieret inculpé depuis le 10 décembre pour avoir minoré ses revenus entre 2010 et 2015 dans les rapports financiers que Nissan remettait aux autorités boursières, ainsi que pour des minorations de revenus de 2016 à 2018.

Selon le parquet de Tokyo et Nissan, de nouvelles malversations concernant le patron franco-brésilien pourraient être prochainement révélées. Selon « Les Echos », cela pourrait notamment concerner la structure Nissan Mitsubishi BV (NMBV). Celle-ci avait été fondée en juin 2017 aux Pays-Bas par Nissan et Mitsubishi, associés depuis peu, afin de pouvoir attribuer des primes aux employés et aux managers des deux groupes ayant le mieux exploité les synergies entre les deux entreprises.

Il était convenu dès la création de NMBV qu'aucun de ses trois directeurs - Carlos Ghosn, Hiroto Saikawa, de Nissan et Osamu Masuko, de Mitsubishi - ne pourrait bénéficier de ces bonus.

Salarié secret de NMBV

Mais quelques moins plus tard, dès février 2018, le patron du groupe signait avec le secrétariat de la structure un contrat de salarié le rendant éligible à ce système de rémunération.

Conclu avec l'un de ses lieutenants à la tête de ce secrétariat, le « contrat » ne fut jamais révélé aux autres directeurs. Après cette signature, Carlos Ghosn aurait reçu un bonus d'embauche de 1,46 million d'euros puis un salaire annuel de 5,82 millions d'euros, dont un prépaiement du premier trimestre 2019 destiné à lui éviter une hausse d'impôt. Il aurait aussi perçu 498.000 euros de versements non justifiés. Au total, Carlos Ghosn, qui n'a assisté qu'à une seule réunion de la société en août 2018, aurait touché 7 millions d'euros de Nissan Mitsubishi BV entre la création de l'entreprise et son arrestation en novembre.

Enquête élargie à d'autres cadres

Outre son ancien président et son ancien adjoint, Greg Kelly, de Nissan a semble-t-il élargi son enquête à d'autres cadres de l'entreprise proches de Carlos Ghosn. C'est notamment le cas de José Munoz, auquel  il avait confié la gestion des activités aux Etats-Unis puis du département performance du groupe. Cet ancien cadre du groupe, qui pourrait détenir des informations qu'il n'a jusqu'alors pas voulu partager, a officiellement démissionné vendredi 11 janvier.

Vendredi dernier 11 janvier, Carlos Ghosn a de nouveau été mis en examen, mais pas été arrêté une quatrième fois. Cela a permis à ses avocats de déposer dans la soirée une demande de libération sous caution, sur laquelle un juge de la cour de Tokyo doit consulter le procureur avant de décider seul mardi ou mercredi prochain.

Le parquet, qui ne pourra s'opposer à cette décision du juge, devrait émettre un avis défavorable à une sortie de prison de celui qui reste aujourd'hui le patron de Renault, et contre lequel il continue d'accumuler de nouvelles charges potentielles.

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Commentaires
a écrit le 15/01/2019 à 8:55 :
Nous sommes dans une grande confusion; la question n'est pas de savoir si les autres directeurs étaient, ou non, au courant, mais si les conseils d'administration ont, ou non, approuvé les salaires et avantages de M.Ghosn, et peut-être globalement quand on est payé par plusieurs entités... Les médias doivent au surplus faire attention à ne pas participer au climat ambiant, maurassien, et prendre un peu de hauteur historique sur les possibles dérapages (nous y sommes peut-être déjà) de mouvements populaires. Mais la situation à Nissan & Renault semble compliquée..
a écrit le 14/01/2019 à 21:56 :
Et surtout, il faudrait qu'il donne les clés du coffre fort à madame.

Elle n'a plus que cette affreuse robe verte fluo à se mettre.

Et il reste juste une boite de petit pois et un sac de riz dans le placard. Et il a horreur du riz !
a écrit le 14/01/2019 à 14:44 :
Pour résumer sans le parquet japonais pas d’affaire Goshn,ça pose question sur la gouvernance d’entreprises en france et ailleurs....j’ai vu lors de cette toute petite fenêtre que l’on nous ouvre lors des assemblées générales des poseurs de questions gênantes comme proxinvest se faire gentiment balader,flippant!!
a écrit le 14/01/2019 à 13:21 :
Une personne de son rang n'a jamais de souci en France, il passe toujours au travers des mailles du filet. En revanche, au Japon, il s'occupe réellement de son cas. J'espère qu'il a droit à du riz premium??? Il est parti pour un moment, et ce n'est pas fini. Les japonais vont mettre à jour tous les virements effectués à partir de filiales ou holding planquées dans des paradis fiscaux. Merci.
a écrit le 14/01/2019 à 8:53 :
C'est pas la peine d'en rajouter!je crois qu'il ne sortira jamais de prison certains se réjouissent de sa situation moi pas!
Courage Mr Ghosn.
Réponse de le 16/01/2019 à 15:28 :
moi si... un peu de justice dans ce bas-monde!
a écrit le 14/01/2019 à 7:57 :
Les commentaires faits sont effarants de méconnaissance juridique et d'inculture économique. Le café du commerce prétend donner le ton et imposer son point de vue à tous les autres Français. Quand va-t-on s'apercevoir de l'inanité et de l'immaturité de ces excités qui se prétendent le Peuple alors qu'ils n'en sont qu'une partie infime ? Heureusement que la France est un Etat de droit, parce que si les Gilets Jaunes étaient traités en France comme Carlos GHOSN l'est au Japon, ils auraient vraiment une raison de se rouler par terre...
Réponse de le 14/01/2019 à 12:34 :
Le salon de thé prétend donner le ton et imposer son point de vue à tous les autres Français. Quand va-t-on s'apercevoir de l'inanité et de l'immaturité de ces dirigeants qui se prétendent appartenir à une élite. Qui sont-ils vraiment ? Malheureusement, la France n'est pas toujours un Etat de droit, parce que si la "France d'en haut" était traitée en France comme Carlos GHOSN l'est au Japon, elle aurait vraiment une raison de se rouler par terre...
a écrit le 14/01/2019 à 6:43 :
être avide à ce point là , ce type est vraiment puant ; écœurant ;
a écrit le 14/01/2019 à 1:32 :
Les defenseurs ( Sur ce site de la Tribune) de ce truand en col blanc, sont bien discrets.
Gageons que la suite nous en apprenne davantage. Il y a une justice, on peut le souhaiter.
Réponse de le 14/01/2019 à 9:33 :
Se comportement avide est choquant, mais il n'y a toujours rien de répréhensible pénalement: Pas de fraude fiscale, l'alliance a bien décidé de ses rémunérations.
a écrit le 14/01/2019 à 1:21 :
IL se prend pour le Dieu tout puissant. Ses qualités ne sont pas en cause mais c'est sa cupidité. Les Japs ont profité pour la revanche envers Renault.
a écrit le 13/01/2019 à 20:46 :
En France, pour notre ministre Mr Bruno le Maire : il n'y a rien à dire sur la déclaration d'impôt de Mr Ghosn !
On croit rêver !!
Mr Ghosn ne sera d'ailleurs jamais jugé en France.
Mr Cahuzac fut l'exception, mais il n'a pas fait un seul jour de prison (et n'en fera jamais).
A contrario du boxeur Mr Dettinger..
La France ne poursuit jamais les grands fraudeurs fiscaux (bouclier fiscal de Bercy, secret des affaires, prescription ...sont autant de dispositifs qui permettent d'échapper à tous les procés).
Tout est fait pour protéger nos élites.
On appelle ça une justice de classe ou la liberté des affaires dans notre système néo libéral.
Réponse de le 14/01/2019 à 7:45 :
On doit appeler cela "la justice à 2 vitesses".

Citez un seul membre de la "France d'en haut" qui ait passé une nuit en prison.
M Sarkozy aimait donner en exemple ses radars automatiques avec cette tautologie: "contrôle automatique - sanction automatique !".

On pourrait lui ajouter à l'égard la "France d'en haut":

"Aucun contrôle, signalement par les médias mais…

- Acquittement automatique
- Non-lieu automatique
- Classement sans suite automatique
- Sursis automatique
- Dispense de peine automatique
- Amende symbolique automatique
- Amnistie automatique
- Vice de forme (cassation) automatique"

Si ce "système" vous apparait injuste et que vous descendez dans la rue crier votre révolte, vous battre avec vos poings contre ce "système" c'est ….

…prison automatique pour vous (cf le manifestant révolté de Paris).

CQFD
a écrit le 13/01/2019 à 20:28 :
Merci aux Japonais d'avoir découvert le pot aux roses. Leur justice sera qui plus est inflexible!
a écrit le 13/01/2019 à 19:41 :
Il n'a pas fini de manger du riz et personne ne va le plaindre, ce type a envoyer des dizaines de millier de personne au chômage.

Ce qui serait étonnant c'est qu'il n'ait pas eu le même comportement d'abus chez Renault-Lada.
Faut continuer à chercher, et tant pis pour les complices politiques et autres.
Réponse de le 14/01/2019 à 0:04 :
Nissan est presque deux fois plus important que Renault en terme de surface financière, il est ainsi plus aisé de se servir chez le plus riche.
a écrit le 13/01/2019 à 19:05 :
L'argent rend fou (du moins certains), en voilà un exemple si l'en est.
a écrit le 13/01/2019 à 18:37 :
donc 8 millions de nissan + 7 millions de renault + 7 millions d'euros de cette nouvelle structure !!!!
Et en plus
se fait domicilier aux Pays-Bas pour ne pas payer d'impôts en france, alors que l'état français détient 15% de renault.

Que dire ?
Comportement indéfendable ...

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