La remise en liberté de Carlos Ghosn refusée par le tribunal de Tokyo

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Lors de sa comparution en audience publique hier mardi devant le tribunal de Tokyo, où les médias étaient présents, aucune photo ni aucune captation vidéo du Pdg de Renault, Carlos Ghosn, n'ont été autorisées. Seuls des croquis d'audience ont été rendus publics. Aujourd'hui, ce tribunal a rejeté formellement la demande de remise en liberté de Carlos Ghosn, détenu depuis le 19 novembre 2018.
Lors de sa comparution en audience publique hier mardi devant le tribunal de Tokyo, où les médias étaient présents, aucune photo ni aucune captation vidéo du Pdg de Renault, Carlos Ghosn, n'ont été autorisées. Seuls des croquis d'audience ont été rendus publics. Aujourd'hui, ce tribunal a rejeté formellement la demande de remise en liberté de Carlos Ghosn, détenu depuis le 19 novembre 2018. (Crédits : Reuters)
Les avocats de l'ex-Pdg de Nissan avaient demandé hier sa libération, mais le juge avait répondu en invoquant le risque de fuite et d'altération des preuves. Ce matin, le tribunal rejette formellement sa demande. Et, il va sans doute l'inculper à nouveau vendredi, le jour où sa garde à vue actuelle devait prendre fin.

Le tribunal de Tokyo a rejeté mercredi sans surprise une demande de fin de détention du Pdg de Renault, Carlos Ghosn, au lendemain de sa première comparution devant la justice.

Les avocats de l'ex-Pdg de Nissan avaient déposé mardi une procédure pour obtenir la libération du magnat de l'automobile, mais le juge avait répondu en invoquant le risque de fuite et d'altération des preuves.

"La requête pour annuler la détention a été rejetée le 9 janvier", a annoncé le tribunal de Tokyo dans un communiqué laconique.

Lire aussi : Au tribunal, Carlos Ghosn nie en bloc mais Nissan enfonce le clou

Carlos Ghosn devrait être à nouveau inculpé vendredi

Arrêté le 19 novembre pour des soupçons de malversations financières, Carlos Ghosn a été mis en examen le 10 décembre pour dissimulation de revenus aux autorités boursières. Il est notamment accusé de ne pas avoir déclaré l'intégralité de ses revenus en tant que dirigeant du constructeur automobile japonais Nissan, lequel groupe l'a évincé de la direction après sa première arrestation.

Sa période actuelle de détention doit prendre fin vendredi mais le parquet pourrait formuler des accusations supplémentaires susceptibles d'entraîner une nouvelle arrestation immédiate. Comme il est en outre accusé d'abus de confiance, il pourrait être inculpé pour ce motif vendredi, ce qui prolongerait à nouveau sa garde à vue.

Selon le parquet, il aurait tenté de faire couvrir par Nissan "des pertes sur des investissements personnels" au moment de la crise financière d'octobre 2008. La somme incriminée s'élève à 1,85 milliard de yens.

Des mois de prison en attendant son procès

Pour résoudre ce problème financier, il aurait obtenu qu'un milliardaire saoudien, Khaled Juffali, se porte garant et aurait effectué ultérieurement des virements d'un montant équivalent sur le compte de ce dernier depuis un compte d'une filiale de Nissan.

Mardi, Carlos Ghosn est apparu déterminé devant le juge, réfutant point par point les accusations des procureurs, avant de conclure:

"Je suis faussement accusé et détenu de manière injuste."

De l'avis même de son avocat japonais Motonari Otsuru, le dirigeant de 64 ans risque de rester en détention jusqu'à la tenue de son procès, lequel ne devrait pas avoir lieu avant plusieurs mois.

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[Hier mardi, Carlos Ghosn est apparu en public pour la première fois depuis son arrestation le 19 novembre. Vêtu d'un costume sombre, sans cravate, sandales vertes en plastique aux pieds, le magnat de l'automobile de 64 ans est apparu nettement amaigri, les joues creuses, menotté jusqu'au début de l'audience devant le tribunal de Tokyo. Aucune photo ni aucune captation vidéo du Pdg de Renault, Carlos Ghosn, n'avaient été autorisées lors de sa comparution en audience publique hier mardi où les médias étaient présents. Seuls des croquis d'audience ont été rendus publics. Crédit : Reuters]

(avec AFP et Reuters)

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Commentaires
a écrit le 10/01/2019 à 9:55 :
Ghosn n'est plus résident fiscal FR depuis 2012.... pourquoi perd-t-on du temps avec ce triste individu. Qu'il trouve du soutien auprès du gouvernement Néerlendais.... Pathétique et encore un exemple du patriotisme de nos élites.... Qu'il y reste en prison, cela ne regarde pas la FR.
Réponse de le 10/01/2019 à 22:25 :
Au fait, où Ben Smith 'Air France) est il résident fiscal ?
a écrit le 10/01/2019 à 9:36 :
arretons d'acheter Nissan d'autant que beaucoup de vehicules sont rappeler en usine apres leur achat pour corriger des defauts techniques resillions l'accord !!!!
tout sourire par devant pour etre sauvé et maintenant on plante un couteau dans le dos pour recuperer son bien et ne pas perdre la face!!!
a écrit le 10/01/2019 à 7:49 :
Vu son niveau de langue en japonais, il va avoir le temps de le travailler. Ca lui permettra d'argumenter et de se battre comme un vrai samourai.
joindre l'utile a l'agreable, pas vrai president ? Banzai.
a écrit le 09/01/2019 à 22:57 :
Soyez indulgent avec lui !
"Libération a pu vérifier que Carlos Ghosn n'est plus résident fiscal français depuis... 2012. Cette année-là, il choisit de se domicilier, pour ses impôts, aux Pays-Bas où est installée Renault-Nissan BV, la société holding néerlandaise, qui depuis 2002, coiffe l'alliance entre les deux constructeurs automobiles", écrit le quotidien. M. Ghosn était assujettie à ISF qui n'exsite pas aux Pays-Bas et où l'impôt est beaucoup plus doux qu'en France. Donc Renault-Nissan paye ses impôts au Pays-Bas et idem pour son PDG. Un autre que lui aurait subit les foudres des médias.
Réponse de le 10/01/2019 à 22:39 :
"L'ISF qui n'existe pas aux Pays-Bas et où l'impôt est beaucoup plus doux qu'en France. "
Pays Bas :
-dette publique 57% du PIB
-taux de chômage 3,7%
-excédent budgétaire 2,3% du PIB
-excédent commercial de 7,4% du PIB
-PIB par habitant 53500$ (France 43500).
La messe est dite...
a écrit le 09/01/2019 à 16:57 :
On veut démolir Mr Ghosn pour qu'il ne soit plus patron aussi de Renault ses avocats ne servent a rien le procureur est en réalité la personne la plus puissante du Japon la France ne lui apportera aucune aide ! C'est une honte!
a écrit le 09/01/2019 à 16:49 :
J’ai été accablé par le commentaire d’un salarié Renault interrogé sur la situation de son PDG :

« Il est en prison et tout continue à très bien tourner ici ...la preuve qu’il ne sert à rien de verser des salaires astronomiques à un PDG »

On n’ est pas sortis de l’affaire des  « gilets jaunes » !
Réponse de le 09/01/2019 à 19:25 :
Vous avez raison ! c'est triste une telle déclaration : ce doit être un gratte-papier quelconque employé à la photocopie ...on peut lui conseiller de poser sa candidature à un poste d'administrateur : il fera surement bien rire dans les réunions ! le plus triste c'est qu'il y a des milliers pour ne pas dire des millions de français qui n'ayant aucune notion ni d'économie ni des entreprises raisonnent ainsi ....
a écrit le 09/01/2019 à 15:12 :
Les motifs d'inculpation contre Ghost sont comme les revendications des gilets jaunes, toutes les semaines, on en sort une nouvelle, c'est sans fin.
a écrit le 09/01/2019 à 13:26 :
Ca devient le grand portnawak. Car si la justice nippone dit redouter des altérations de preuves de malversations, c'est qu'elle ne les a pas... et donc que la détention de Ghosn est abusive. Il serait quand même temps que la France demande officiellement des explications au Japon car Ghosn est quand même citoyen français...
Réponse de le 09/01/2019 à 17:32 :
Avec un ventre mou comme Macron c' est une blague il préfère envoyer les crs sur les gilets jaunes...

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