Le violent conflit social qui plombe Volkswagen depuis l'annonce, début septembre, d'un vaste plan de restructuration, va-t-il s'achever cette semaine ? Les syndicats comme la direction l'espèrent. Tous se retrouvent ces lundi et mardi dans un hôtel à Hanovre pour tenter d'arracher un compromis. Pour la première fois, l'espoir d'arriver à un deal, aussi mince soit-il, existe. Lundi dernier, lors du précédent round de négociations, les deux parties n'ont certes pas levé leurs désaccords, encore profonds. Mais elles se sont tout de même félicitées d'un « climat constructif », selon les mots de Thorsten Gröger, le négociateur du puissant syndicat automobile IG Metall.
Pour cette cinquième session de pourparlers, le coût du travail chez le premier constructeur automobile européen sera encore une fois au cœur des débats. D'un côté, la direction entend toujours réduire les salaires des employés de 10%, et supprimer différentes primes et indemnités. Elle brandit encore la menace de fermetures d'usines outre-Rhin, ce qui serait une première dans l'histoire du groupe. Volkswagen souffre aujourd'hui de ventes de voitures électriques en berne, et surtout d'une dégringolade de son chiffre d'affaires en Chine. Cette ancienne poule aux œufs d'or ne compense plus, comme par le passé, ses difficultés en Allemagne.