Automobile : les salariés de Volkswagen en grève dès ce lundi
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Les salariés des usines allemandes du constructeur Volkswagen seront en grève à partir de ce lundi 2 décembre.
Fabian Bimmer
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Les salariés des usines allemandes du constructeur Volkswagen seront en grève à partir de ce lundi 2 décembre.
Fabian Bimmer
Le conflit social se durcit chez Volkswagen. À partir de ce lundi 2 décembre, les salariés sont appelés à débrayer dans toutes les usines en Allemagne. C'est la première étape d'un mouvement qui pourrait prendre une ampleur inédite si la direction et les représentants du personnels ne parviennent pas à trouver d'accord sur les mesures d'économies pour restructurer le groupe en crise.
« Si nécessaire, ce sera la bataille de négociation collective la plus dure que Volkswagen ait jamais connue », prévient-il, tenant la direction pour « responsable, à la table des négociations, de la durée et de l'intensité de cet affrontement ».
Dans un communiqué séparé, Volkswagen a dit « respecter le droit des salarié » et croire au « dialogue constructif », en vertu du principe de cogestion, pour « parvenir à une solution durable et soutenue collectivement ». L'entreprise précise avoir « anticipé des mesures ciblées pour sécuriser l'approvisionnement d'urgence » pendant le mouvement.
Pour rappel, outre-Rhin, Volkswagen compte dix sites de production de voitures et environ 300.000 salariés, dont 120.000 pour la marque VW, la plus concernée par le plan d'économies.
Le premier constructeur européen a lancé en septembre une chasse aux coûts inédite, visant des économies de plusieurs milliards d'euros pour redresser sa compétitivité. La direction du groupe continue d'envisager de fermer des usines en Allemagne, trois selon le syndicat, ce qui serait une première dans l'histoire du groupe.
Fleuron de l'industrie automobile allemande, Volkswagen souffre à la fois du ralentissement du marché des véhicules neufs, de la concurrence chinoise, de modèles à batterie pas assez attractifs, et de coûts de main d'œuvre plus élevés que ses rivaux, selon les experts.
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Trois séances de négociations entre direction et syndicat ont eu lieu et « la différence entre les positions est encore énorme », selon Thorsten Gröger. Et le fossé s'est même creusé avec le rejet vendredi par la direction d'une contre-proposition syndicale visant à réduire les coûts sans avoir à fermer d'usines en Allemagne. Les deux parties se retrouveront le 9 décembre à Wolfsburg pour un quatrième tour des négociations.
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La crise chez Volkswagen reflète les difficultés de l'industrie allemande, confrontée ces derniers mois à une kyrielle de plans sociaux dans les secteurs de l'automobile, la chimie, la sidérurgie, alors que l'activité économique du pays devrait se contracter en 2024, pour la deuxième année de suite.
(Avec AFP)
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