Honda annonce un rachat d'actions massif, le titre s'envole à Tokyo
latribune.fr

Honda a ouvert lundi des négociations avec son rival en difficulté Nissan en vue de fusionner.
David Dee Delgado
latribune.fr

Honda a ouvert lundi des négociations avec son rival en difficulté Nissan en vue de fusionner.
David Dee Delgado
Honda s'envole à la Bourse de Tokyo, après avoir annoncé qu'il allait massivement racheter ses propres actions. Vers 1h45 GMT (2h45 à Paris) ce mardi, le titre grimpait de 16,10% à 1.482 yens, dans un marché tokyoïte en repli de 0,29%.
Le constructeur avait annoncé lundi soir, dans un document transmis à l'opérateur boursier, qu'il entendait racheter jusqu'à 23,7% des actions précédemment émises par le groupe pour un montant maximal de 1.100 milliards de yens (6,72 milliards d'euros). Ce montant correspond à environ 15% de la capitalisation boursière de Honda au niveau de clôture du titre lundi soir.
Le rachat d'actions, qui débutera début janvier et s'achèvera le 23 décembre 2025, « vise à améliorer l'efficacité de la structure de capital (de l'entreprise), mettre en œuvre une stratégie de capital flexible et renforcer le rendement pour les actionnaires », a affirmé Honda dans le document.
Cette stratégie de rachat d'actions « a été très bien accueillie » par les investisseurs, car elle est susceptible « de renforcer leurs rendements », via la revalorisation du cours de Bourse et des dividendes par titre mécaniquement gonflés avec la réduction du nombre d'actions en circulation, ont commenté les experts du quotidien financier Nikkei.
A la même heure, Nissan était en quasi-équilibre à la Bourse de Tokyo (+0,18%) après avoir brièvement plongé de 7% dans les premiers échanges.
Cette annonce intervient alors que le groupe a ouvert lundi des négociations avec son rival Nissan en vue de fusionner et de donner naissance au numéro trois mondial du secteur, dont la cotation débuterait en août 2026.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Et ce, alors que Nissan connaît de sérieuses difficultés, fragilisé par des ventes en chute aux Etats-Unis - faute d'hybrides rechargeables face à une forte demande - et en Chine où il subit la domination des marques locales sur le tout-électrique. Le constructeur est, en outre, fortement endetté et il a essuyé une perte nette inattendue au dernier trimestre, abaissant drastiquement ses prévisions annuelles du fait d'une marge opérationnelle ayant presque totalement fondu.
Mais Honda a assuré lundi qu'il ne s'agissait pas pour lui de « venir à la rescousse » de son compatriote. Et que le rétablissement de Nissan via son plan de réduction de coûts était un préalable à la concrétisation de la fusion des deux constructeurs.
Un avertissement peu à même de rassurer les investisseurs, inquiets depuis des mois sur la solidité économique de Nissan, dont les ventes s'effondrent à l'unisson de son bénéfice.
À lire également
Enfin, Mitsubishi Motors, un constructeur nippon plus petit dont Nissan est le premier actionnaire et qui pourrait également rejoindre la future entité fusionnée, voyait son titre grimper de 0,38%.
(Avec AFP)
latribune.fr
Décarbonation de l’aviation : le pari du e-SAF dans le sud de la France
Trump rallume la chaudière du charbon américain avec 700 millions de dollars
Micro-réacteurs nucléaires : Antares franchit le cap décisif de la criticité
L’industrie française repasse les 10% du PIB, mais les usines continuent de fermer