Automobile : Mitsubishi Motors rejoint Nissan et Honda pour une grande alliance sur l'électrique

Les trois constructeurs japonais veulent explorer des synergies dans les logiciels incluant la conduite autonome, la connectivité et l'IA.
Staff

Les trois constructeurs japonais veulent explorer des synergies dans les logiciels incluant la conduite autonome, la connectivité et l'IA.
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[Mis à jour le 01/08 à 10h10]
Il y a Toyota sur l'hybride et il y a désormais Nissan, Honda et Mitsubishi Motors sur l'électrique. Ce dernier a ainsi signé un protocole d'accord avec ses compatriotes pour rejoindre leur projet de « partenariat stratégique » dans l'électrique face à leurs défis communs, ont annoncé les trois groupes ce jeudi, confirmant ainsi l'information du quotidien national Nikkei il y a quelques jours.
En effet, le Japon se retrouve dans une impasse à l'heure du tout électrique. Le géant national Toyota a, de son côté, misé davantage sur l'hybride ou l'hydrogène. Mais face à la mainmise des marques chinoises et la riposte des constructeurs européens dans l'électrique, les autres constructeurs nationaux n'ont d'autres choix que de s'allier. « Nous espérons que la combinaison des technologies et des connaissances cultivées par Nissan et Honda, ainsi que la force et l'expérience de Mitsubishi Motors, nous permettra de résoudre plus rapidement les différents problèmes liés à l'électrification », a ainsi rajouté Takao Kato.
Mais une alliance n'est pas gage de réussite. « Le succès de ces collaborations dépendra cependant de l'efficacité de l'intégration et de l'exécution », a ajouté un analyste de l'industrie automobile de Bloomberg Intelligence, Tatsuo Yoshida. Honda et Nissan envisagent notamment de mutualiser leurs moyens sur les batteries électriques et sont déjà d'accord pour « harmoniser les spécifications », afin que les batteries « puissent être utilisées dans les véhicules des deux entreprises », ont-ils annoncé dans un communiqué séparé.
Ils veulent également explorer des synergies dans les logiciels, « incluant la conduite autonome, la connectivité et l'IA, qui détermineront la valeur des véhicules à l'avenir et deviendront une source de compétitivité », selon eux.
En mars, Nissan et Honda avaient affiné les dessous de leur partenariat, avec un focus sur les petites voitures électriques notamment, un segment hautement compétitif.
Ces alliances permettent également de réduire les coûts de production chez les constructeurs japonais, qui affichent de mauvais résultats en cette année 2024. Jeudi dernier, Nissan révisait à la baisse ses prévisions de bénéfice net pour 2024-25, après une chute de 73% de son résultat net au premier trimestre. Mitsubishi, de son côté, a publié un bénéfice opérationnel annuel de 191 milliards de yens (1,1 milliard d'euros au cours actuel), c'est-à-dire une stagnation complète par rapport à l'exercice précédent.
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Les trois constructeurs espèrent ainsi regagner du terrain face à la Chine en s'alliant, et pourraient ne pas être les seuls à envisager des rapprochements de ce type :
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En revanche, la question de l'Alliance entre Renault, Nissan et Mitsubishi Motors est d'autant plus questionnée après ce rapprochement des deux derniers sur l'électrique. Lors du premier rapprochement entre Honda et Nissan, Renault a assuré que cette décision était connue et que Nissan était libre de faire des partenariats avec d'autres constructeurs, tout comme le groupe français possède un partenariat avec le constructeur chinois Geely sur les moteurs thermiques et avec Volvo sur les fourgons électriques. En revanche, « si le partenariat venait à freiner les projets entre Renault et Nissan, cela poserait un problème », avait averti le groupe français.
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