L'usine Nissan de Canton sera donc bientôt fixée... L'UAW (principal syndicat américain de l'industrie automobile) a enfin obtenu le quorum nécessaire pour obtenir un référendum d'entreprise qui permettra de déterminer si cette usine du Mississippi pourra avoir une représentation syndicale. Ce scrutin aura lieu les 31 juillet et 1er août prochain. Les ouvriers doivent adresser au National Labor Relations Board une pétition signée par 30% des salariés. Le NLRB autorise alors la tenue d'un référendum.
Cela fait trois ans que l'UAW accuse la direction de l'usine d'empêcher la tenue de ce scrutin. Le syndicat raconte que celle-ci menaçait de représailles les salariés qui apportaient leur soutien à cette initiative. Une accusation niée par la direction et par le groupe. Nissan estime être en conformité avec la loi. Le groupe rappelle d'ailleurs que l'UAW a déjà essuyé plusieurs échecs lors de référendum de constitution d'un syndicat sur d'autres sites.
Les ouvriers de Nissan s'étaient pourtant mobilisés pour demander la fin de la politique de représailles de la direction de l'usine. Ils ont été jusqu'à manifester à Paris, sous les fenêtres des bureaux de Carlos Ghosn, alors PDG de Nissan. Ils avaient également demandé à l'Etat français d'intervenir en vertu de son statut de premier actionnaire de Renault, lui-même premier actionnaire de Nissan. Ils avaient alors été reçus par le député du Nord, Christian Hutin, à l'époque vice-président de la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale. Celui-ci avait engagé un voyage dans le Mississippi où il a pu rencontrer des ouvriers mais également des élus locaux. La direction de l'usine lui a adressé une fin de non-recevoir.
En octobre dernier, les ouvriers de Nissan avaient tenté une nouvelle opération coup de poing en revenant à Paris, cette fois accompagnés de l'acteur américain Danny Glover. Des ouvriers étaient présents pour décrire les conditions de travail dans l'usine Nissan de Canton.
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A l'occasion de l'Assemblée générale des actionnaires de Renault en juin, un actionnaire a interrogé Carlos Ghosn sur cette affaire. Celui-ci a alors assuré que la loi et les réglementations étaient parfaitement respecté dans cette usine. Contacté par La Tribune en octobre dernier, un porte-parole de Nissan US s'était défendu de violer la loi:
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Verdict le 1er août sur l'issue du référendum qui doit autoriser ou non, la création d'un syndicat dans cette usine.
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