La crise des batteries automobiles n’entrave pas les ambitions de ProLogium
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Calvin Hsieh, le directeur de la future giga factory de ProLogium à Dunkerque.
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Calvin Hsieh, le directeur de la future giga factory de ProLogium à Dunkerque.
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ProLogium entend bien garder son cap. Alors que l'Europe des batteries essuie une crise sans précédent, marquée la semaine dernière par la faillite du pionnier et géant suédois Northvolt, l'industriel taïwanais ne compte pas réviser son calendrier. Répondant à La Tribune, Calvin Hsieh, le directeur de sa future « gigafactory » de Dunkerque, table toujours sur un début de « production de masse », pour ce site, en 2027.
« Nous bénéficions aujourd'hui d'une avance technologique sur la concurrence, argue-t-il. Produire et commercialiser au plus vite nos batteries est la seule façon de conserver cet avantage. » Cet énorme projet à 5,2 milliards d'euros, subventionné par l'État à hauteur de 1,5 milliard d'euros, constitue l'un des fers de lance du secteur dans l'Hexagone. Le gouvernement compte sur lui pour permettre au pays d'assurer sa souveraineté dans ce domaine stratégique, aujourd'hui largement dominé par la Chine.
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Les difficultés que traversent les constructeurs européens de batteries, marquées par la faillite de Northvolt la semaine dernière, et dans le sillage d'une faible demande pour les voitures électriques, n'effrayent pas Prologium. « Même si le marché souffre en ce moment, nous croyons toujours fermement à la croissance de la mobilité électrique dans les années qui viennent », insiste Calvin Hsieh, rappelant que l'UE n'a pas remis en question son objectif d'en finir avec les ventes de voitures thermiques neuves en 2035.