La faillite de Northvolt, une claque pour l’Europe des batteries
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Northvolt était en difficulté depuis plusieurs mois.
Esha Vaish
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Northvolt était en difficulté depuis plusieurs mois.
Esha Vaish
Au lendemain de l'annonce d'un plan de départs volontaires chez le fabricant français de batteries ACC, c'est un pionnier du secteur qui s'effondre. Northvolt s'est déclaré en faillite ce mercredi matin en Suède.
En difficulté depuis des mois, celui-ci s'était placé, au mois de novembre, sous « chapter 11 » via sa filiale américaine, pour se donner le temps de se restructurer. Mais cela n'a pas suffi. « Malgré le soutien en liquidités de nos prêteurs [...], la société n'a pas été en mesure d'obtenir les conditions financières nécessaires pour poursuivre ses activités sous sa forme actuelle », précise son état-major dans un communiqué.
Northvolt, qui employait encore 5 000 salariés, précise avoir eu des touches avec des « partenaires potentiels » et suscité l'intérêt d'investisseurs pour renflouer l'entreprise. Mais les négociations n'ont pas abouti. Au grand dam du groupe qui espérait lever entre 1 et 1,2 milliard de dollars pour se relancer. « Avec le peu de temps et de ressources financières disponibles, la société n'a pas été en mesure de conclure les accords nécessaires pour assurer son avenir », déplore-t-elle.
Lors de son placement sous le chapitre 11, Northvolt n'avait que 30 millions de dollars de cash disponible, pour une dette de près de 6 milliards de dollars. C'est désormais un administrateur judiciaire qui va superviser le processus de faillite, et notamment le rachat de certains actifs.
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Tom Johnstone, le président intérimaire du conseil d'administration de Northvolt, déplore « un jour incroyablement difficile ». À ses yeux, cette issue a tout d'un gâchis au regard des progrès récents du fabricant. « Northvolt a parcouru un long chemin, et nous commençons à voir les résultats réels de notre travail, y compris les améliorations de la ligne de production qui ont aidé les clients à mettre plus de véhicules électriques sur le marché plus rapidement », souligne-t-il. Le dirigeant déplore un manque de soutien des investisseurs. Dans cette industrie, « il faut de la patience et un engagement à long terme de la part de toutes les parties prenantes », affirme-t-il.
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