La structure de l'alliance Renault-Nissan ne changera pas, selon Carlos Ghosn

Le Pdg de Renault-Nissan assure que la montée de l'Etat français dans le capital de Renault ne changera pas les termes de l'alliance entre les deux constructeurs.
Renault et Nissan continueront à travailler de la même façon, assure Carlos Ghosn. Il n'y a donc aucune raison que nous changions, a-t-il dit.
Renault et Nissan continueront à travailler de la même façon, assure Carlos Ghosn. "Il n'y a donc aucune raison que nous changions", a-t-il dit. (Crédits : © Christian Hartmann / Reuters)

Le renforcement du pouvoir de l'Etat français sur Renault ne nécessite pas de modifier la structure de l'alliance du constructeur français avec le japonais Nissan, a déclaré lundi Carlos Ghosn.

Le Pdg des deux constructeurs, qui s'exprimait devant des journalistes, au Japon, a qualifié de "stable" l'alliance capitalistique entre les deux groupes et indiqué que cette structure avait une "influence nulle" sur les opérations quotidiennes du constructeur.

"Nous continuons de travailler aujourd'hui exactement de la même manière que depuis le début, les deux équipes travaillant ensemble, développant des synergies", a expliqué Carlos Ghosn. "Il n'y a donc aucune raison que nous changions."

Aucun partenariat supplémentaire

Interrogé sur d'éventuels partenariats avec d'autres constructeurs automobiles, Ghosn a dit que l'alliance Renault-Nissan n'avait aucun projet en ce sens dans l'immédiat. Renault-Nissan a déjà noué des partenariats avec Daimler et Avtovaz.

Deux grands concurrents japonais de Nissan, Toyota et Mazda ont lancé ce mois-ci un partenariat de long terme pour réduire les coûts et réaliser des économies d'échelle.

Carlos Ghosn a ajouté qu'il était prématuré d'envisager un rapprochement avec des acteurs qui ne font pas partie du secteur de l'automobile tels que Google, lequel tente actuellement d'entrer sur le marché du véhicule autonome.

L'influence de l'Etat Français

Un débat sur la forme que Carlos Ghosn entend donner à l'alliance Renault-Nissan se pose depuis le renforcement de l'influence de l'Etat français au sein de Renault, acté lors de l'assemblée générale du constructeur français, le 30 avril.

L'Etat est parvenu à bloquer une résolution instaurant le principe "une action-une voix" et donc à s'assurer les droits de vote double prévus par la loi Florange. La résolution a recueilli 60,53% des voix, alors qu'il lui fallait une majorité des deux-tiers pour passer.

Même s'il entend ramener sa participation à 15% après l'AG, l'Etat français sera donc en mesure de peser davantage à l'avenir dans les destinées d'une alliance inédite dans le secteur automobile, à laquelle Carlos Ghosn a donné l'an dernier un coup d'accélérateur.

Nissan plus performant que Renault

Depuis que Renault a sauvé Nissan de la faillite en 1999, le constructeur automobile nippon a dépassé sa maison-mère, représentant désormais les deux tiers des huit millions environ de véhicules vendus par l'alliance, ainsi qu'une plus grande proportion du résultat. Renault détient 43,4% de Nissan, qui possède 15% de Renault.

Le rappel des airbags Takata a été provisionné

Carlos Ghosn a également déclaré, sans autre précision, que Nissan avait consacré suffisamment de fonds aux rappels liés aux airbags défectueux de Takata. Le constructeur japonais a étendu la semaine dernière ses rappels liés aux airbags par mesure de précaution, tout comme Toyota et Honda. Environ 31 millions de voitures ont désormais été rappelés dans le monde depuis 2008 en raison du risque potentiel de voir certains airbags propulser des débris lors de leur gonflage.

(Avec Reuters)

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Commentaires 7
à écrit le 21/05/2015 à 17:58
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Une bonne leçon pour MONSIEUR gohsn ,qui ferait mieux d'investir en france ..........!

à écrit le 19/05/2015 à 9:38
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En Allemagne près d’un tiers des ventes de VW sont tactiques (ventes directes aux concessionnaires qui se retrouvent immédiatement en occasion). Source FRANKFURTER ALLEGEMEINE ZEITUNG, HANDELSBLATT 19/1/15 — http://www.faz.net/aktuell/wirtschaft/stud...

à écrit le 18/05/2015 à 20:17
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Je ne crois pas que cette intervention de l'état soit bonne pour Renault. C'est un putsch. Quelle compétence a l'état dans cette affaire? On en reparlera....

à écrit le 18/05/2015 à 18:49
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L état ét Mr macaron via l Ape a commis un délit d initiés ! Le dossier est entre les mains du procureur général à Paris suite à une plainte avec constitution de partie civile déposée par le vrai défenseur des minoritaires ! Xavier kemlin ! Le même q...

à écrit le 18/05/2015 à 18:24
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Etonnant de voir le bouillant Carlos si mesuré, tout à son honneur. Renault se devait de défendre ses intêrets, ( c'est la loi du capitalisme) Bravo . M. Macron.

le 19/05/2015 à 0:20
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Il n en demeure pas moins que ce coup de force est très contre productif et contribue à entretenir la méfiance des investisseurs étrangers vis à vis de la France et même pourrait accélérer la délocalisation des sièges sociaux

à écrit le 18/05/2015 à 18:23
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Avoir des fonctionnaires français au conseil d'administration est la pire des choses pour une entreprise. Gare aux conséquences ! Le marché jugera et tranchera vite !

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