Montée de l'État au capital de Renault : Nissan prêt à riposter

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Nissan détient 15% de Renault et l'entreprise française contrôle 44% du capital du constructeur japonais.
Nissan détient 15% de Renault et l'entreprise française contrôle 44% du capital du constructeur japonais. (Crédits : © Yves Herman / Reuters)
Après la montée de l'État français au capital du constructeur français, Nissan a décidé d'examiner les contre-attaques possibles. Il pourrait réactiver ses droits de vote afin d'empêcher la mise en place des droits de vote doubles, prévue par la "loi Florange".

Le conseil d'administration du constructeur automobile japonais Nissan va examiner "cette semaine" la question de la montée de l'État français dans le capital de son partenaire français Renault, a annoncé lundi 20 avril le PDG des deux entreprises, Carlos Ghosn, lors d'une conférence de presse au salon de l'automobile de Shanghai (Chine).

     | Lire Salon de Shanghai : le défi du ralentissement chinois

Opposition de Renault aux droits de vote doubles

Jeudi 16 avril au soir, le conseil d'administration de Renault a répété son opposition à l'application au sein de l'entreprise de la "loi Florange", un dispositif visant les spéculateurs et qui garantit des droits de vote doubles aux détenteurs d'actions depuis plus de deux ans. Une résolution rejetant l'application de cette loi a été inscrite à l'ordre du jour de l'assemblée générale des actionnaires de Renault, qui se tiendra le 30 avril, et devra recueillir plus de deux tiers des votes pour être approuvée.

Pour mémoire, le gouvernement français, décidé à défendre la loi et ses droits, a acquis 4,73% supplémentaires du capital du groupe au Losange, portant sa part à 19,7% et donc ses droits de vote à 23,2%, de manière à lui apporter une minorité de blocage étant donné le taux de participation habituel aux votes des assemblées générales de Renault.

Nissan pourrait réactiver ses droits de vote

Nissan détient 15% de Renault et l'entreprise française contrôle 44% du capital du constructeur japonais. Mais Nissan ne vote pas à l'assemblée générale en vertu de dispositions réglementaires sur l'"autocontrôle" des entreprises.

L'un des scénarios possibles d'une riposte serait une réactivation des droits de vote de Nissan chez Renault, via une baisse de la participation du groupe au Losange au capital du constructeur japonais sous la barre des 40%, par l'intermédiaire d'une cession d'actions ou d'une augmentation de capital.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 23/04/2015 à 17:53 :
L'Etat n'est même pas capable de définir les règles pour lancer une offre claire, nette et sans contradictions pour faire un programme informatique pour la paye des militaires, alors la gestion de Renault , on se rappelle trop la Régie. Maintenant si ce qu'il cherche c'est de caser un politique à récompenser ?
a écrit le 22/04/2015 à 16:39 :
Quand PSA va mal, le privé ne se gêne pas pour appeler l'état au secours. Quand tout va bien, l'état c'est l'horreur. Air bien connu !
a écrit le 22/04/2015 à 14:11 :
l'etat veut sans doute nommer le génial Montebourg,à la téte de Renault,l'état c'est bien connu est un gestionnaire hors paire la preuve est là nous avons dépasser les 2000 M E de dettes et personne ne nous empéchera d'aller plus loin.Que d'embrouilles pour semer la panique dans une entreprise qui marche,qui a de bons patrons.Mais je me demande si prétendre qu'un homme est un bon patron est politiquement correct.
et personne ne nous empéchera d'aller plus loin
a écrit le 21/04/2015 à 8:53 :
Une barbarie qui n’est somme toute que le reflet à peine déformé des lois d’une économie de marchés où le patron d’une multinationale, qui ne jalouse de la puissance d’un État que son monopole de la force, ne se sent jamais aussi vivant, aussi puissant que lorsqu’il démembre et absorbe un concurrent, c’est-à-dire lorsqu’il détruit et tue. La batte de base-ball comme métaphore de l’OPA agressive en somme.
a écrit le 20/04/2015 à 22:17 :
Et pendant ce temps, RENAULT fait très fort, très fort, premier développement européen en pourcentage en 2014, idem trois mois 2015.. Troisième marque européenne au sondage fiabilité d'Auto Plus du 23 janvier derrière DACIA quand AUDI est dernier... Comment voulez-vous qu'ils ne s'engueulent pas chez VW ?? La french touch contre la deutsche Qualität en somme, y'a pas ..photo, circulez, y'a rien à voir !
Réponse de le 21/04/2015 à 10:36 :
vous savez que vous fatiguez tout le monde à répéter sans cesse la même chose dès que le mot renault apparait... même des fervents admirateurs de renault comme moi !
En revanche j'attend avec impatience l'article sur le chanteur qui permettra à votre réflexe pavlovien de s'exprimer complètement et finir de vous couvrir de ridicule.
Réponse de le 22/04/2015 à 16:17 :
Moi j'estime beaucoup @Gribouille, il ne fait que citer les vrais chiffres, ça peut paraitre agaçant mais je lui suis reconnaissant de nommer ce véritable redéploiement de Renault.
a écrit le 20/04/2015 à 19:10 :
Il faut surtout mettre Ghosn au pas de l’hexa_gone.
Depuis le lancement de l'erreur Dacia sous Schweitzer-Ghosn, Renault perd de l'argent et Nissan qui était en faillite a été sauvé par les contribuables Français.

Ghosn se comporte mal, il déteste la France et se comporte en traitre.

Il est grand temps de mettre fin à ses tribulations et à ses turpitudes.
Réponse de le 20/04/2015 à 20:08 :
@Au pas
Pas vraiment et tous les curseurs sont en hausse, malgré l'Iran et la Russie.
2014:
Immatriculations en hausse de 3,2 % à 2,7 millions d’unités
· Chiffre d’affaires du Groupe de 41 055 millions d’euros (+0,3 %). Hors effet de change,
croissance de 3,1 %
· Marge opérationnelle du Groupe de 1 609 millions d’euros contre 1 242 millions
d’euros, représentant 3,9 % du chiffre d’affaires contre 3,0 % en 2013
· Marge opérationnelle de l’Automobile de 858 millions d’euros contre 495 millions
d’euros (2,2 % contre 1,3 %)
· Résultat d’exploitation du Groupe de 1 105 millions d’euros contre -34 millions d’euros
en 2013
· Résultat net de 1 998 millions d’euros contre 695 millions d’euros
· Free cash-flow opérationnel de l’Automobile positif de 1 083 millions d’euros
Réponse de le 20/04/2015 à 20:48 :
vous n'avez tout compris semble t'il, car Dacia est une vache à lait pour Renault. Tous ses concurrents rêvent de copier ce modèle économique sans succès jusqu'à présent.
Réponse de le 20/04/2015 à 21:14 :
Il est un fait que Ghosn traine des casseroles, les faux espionnages, les suicides au technocentre, le recul de la marque Renault qui est passée de n° 1 en 2002 à n° 5 en 2014, les pertes comptables entre 2005 et 2013, 2014 a bien présenté un résultat positif, mais plutôt minable ... et passagers car il reste de sérieux doutes sur les provisions pour les gouffres Infiniti, Samsung et surtout Avtovaz Lada qui peuvent avoir été très sous évaluées ...
De surcroît les résultats maigres de 2014 ont été obtenus en en laissant les usines vieillottes se déliter, en muselant l'innovation ce qui se voit dans les retards technologiques accumulés, parfois 10 ans de retard ...
Réponse de le 20/04/2015 à 21:39 :
@Casseroles Et pendant ce temps VW traine l' Adac et une certaine bad quality qui voit les ventes se racrapoter... Après on s'étonne que Mrs Piech et Winterbof s'engueulent en observant le reflux des ventes VW en Amérique, chez nous c'est pas le Pérou, là-bas c'est carrément cruel, ça reflue... D'ailleurs, ne sont-ce pas ces petits assemblages approximatifs slovéno tchéko hongrois de cette rieuse deutsche Quazlität qui auraient participé à classer Audi dernier à l' enquête fiabilité Auto Plus du 230115 quand RENAULT y est 3ème ???!!!
a écrit le 20/04/2015 à 18:03 :
Il ne faut pas oublié que le pdg de nissan est le meme que celui de renault. M Ghosn a eu besoin de l'argent public quand renault etait en crise, il a eu besoin des politiques pour etablir ses usanies en afrique du nord. iul veut vendre des voitures en france et aux collectivités en maximisant ses marges par de la delocalisation. Il veut continuer sans rendre de compte. Pourquoi pas, alors dans ce cas mieux vaut acheter Toyota et Volkswagen, ça marche, c'est en avance technologiquement et le rapport qualité prix est bon. De toutes façon M Goshn détruit l'emploi en France, donc mieux vaut lui enlever le marché. Le symbole de son action le futur suv renault kadar : une plateforme technique nissan dans une caisse renault assemblée en espagne. Donc zero valeur ajouté pour la france. Et il a fallut attendre 5 ans avant que renault ne fasse des SUVs, ça c'est de la stratégie. et du marketing. Renault ne sera bientot plus qu'une etiquette apposée sur des dacias et des nissans. Alors autant en tirer les consequences.
Réponse de le 20/04/2015 à 21:47 :
Acheter Toyota pourquoi pas mais VW est à éviter, les bv auto sont fragiles comme du verre, le remplacement coûte en bras. D'ailleurs VW est très en retrait au plan qualitatif par rapport à RENAULT, les casses de distributions, culasses, turbos, vannes EGR sont monnaie courante, cette marque est devenue excessivement fragile, même les taxis parisiens l'abandonne.
a écrit le 20/04/2015 à 17:56 :
ce qui est formidable dans le monde d'aujourd'hui et le french bashing / politique bashing, c'est que une opération boursière de ce type par un fond d'investissement aurait été qualifiée de stratégie de gestion (ou au pire d'activisme), mais lorsque c'est l'état français qui le fait, ça se transforme en "destruction", "sovietisme", "honteuse ingérence", pour ne pas dire "bolchevisme"...
Réponse de le 20/04/2015 à 19:13 :
Vous donnez justement des arguments aux french bashers en semblant être fier que l'Etat français se comporte comme un fonds d'investissement, ce qui justement ne constitue pas pour la majorité des pays démocratiques la mission qui lui est dévolue.
a écrit le 20/04/2015 à 17:28 :
Marchons nous vers une scission Renault-Nissan ?
a écrit le 20/04/2015 à 16:14 :
Nos petits énarques maléfiques préfèrent s'occuper de boursicoter et de mettre ainsi en péril l'une des plus belles alliances de l'industrie automobile mondiale que d'administrer le pays, ce pourquoi ils ont été élus. Faute également à la droite qui a conservé une participation de 15% dans Renault au moment de sa privatisation, alors qu'une cession à 100% aurait été souhaitable.
a écrit le 20/04/2015 à 15:23 :
je n'achetais déjà pas Renault mais avec l'état soviétique qui augmente sa part dans le capital c'est une marque qui pour moi n'existe même pas.
Réponse de le 20/04/2015 à 16:33 :
Le sens de la nuance. La force de l'amalgame et l'outrance. Je ne vous souhaite pourtant pas de vous retrouver un jour rééllement dans un état "soviétique". Votre liberté de commenter en ces lieux en serait immanquablement réduite.
Réponse de le 20/04/2015 à 18:23 :
@Clos Moi je n'achète que français, VW, pas fiable, j'ai abandonné l'idée de ces allmandes pour toujours...
Réponse de le 21/04/2015 à 8:10 :
FAUX. Moi et d'autres connaissances ont peut poster des commentaires plus aisément en sites russes (en langues occidentales) actuellement que dans un journal français, toujours soumis à une rigide "modération". Je vous recommande de mieux vous informer à ce propos avant de faire la critique d'une autre époque.
Réponse de le 21/04/2015 à 11:12 :
l'Etat est géré de maniéré exécrable et en plus il se permet de mettre son nez dans les affaires du secteur privé la ou il n'a rien a faire. Interventionnisme étatique permanent. assez!!
Réponse de le 22/04/2015 à 16:44 :
@Clos : Vous parlez des trolls russes qui sont payés par le kremlin pour faire de la propagande sur les forums européens ?

http://www.franceinter.fr/emission-un-monde-de-rumeurs-une-armee-de-troll-au-service-de-la-propagande-russe
a écrit le 20/04/2015 à 14:50 :
L'état français déclare la guerre à une entreprise privée. Ça se soldera par davantage d'emplois détruits. Ces énarques de gauche détruisent tout. Les investisseurs étrangers apprécieront....

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