Toyota et Nissan rappellent plus de 6 millions de voitures équipées d'airbags Takata

 |   |  207  mots
L'affaire des airbags Takata va coûter cher aux constructeurs japonais.
L'affaire des airbags Takata va coûter cher aux constructeurs japonais. (Crédits : reuters.com)
Le nombre de rappels s'élève désormais à 30,5 millions de voitures. Honda reste la marque la plus touchée, ce qui avait coûté son poste à son PDG.

Le constructeur d'automobiles japonais Nissan, allié du français Renault, a lancé mercredi le rappel de 1,56 million de véhicules à travers le monde, à cause d'airbags défectueux de son compatriote Takata.

L'annonce de Nissan, dont les résultats annuels sont attendus ce mercredi, suit celle de son concurrent Toyota qui fait revenir au garage 5 millions de voitures pour le même problème d'airbags, déjà à l'origine de dizaines de millions de rappels à travers le monde.

La crise des airbags Takata dure depuis près d'un an maintenant. Les airbags Takata ont révélé un défaut qui les rendrait dangereux. Le 23 décembre 2014, le patron du groupe a été remplacé par le petit-fils du fondateur. Le nombre de voitures rappelé s'élève désormais à 30,5 millions de voitures dans le monde.

Honda durement touché

C'est Honda qui a été le plus frappé par cette crise puisque le constructeur japonais a dû rappeler près de 12 millions de voitures concernées par les airbags défectueux. Face au coût exorbitant de ces rappels, Honda avait ramené sa prévision de bénéfice d'exploitation en baisse de 6,5% sur l'exercice 2014-2015. Dans la foulée, le PDG du groupe japonais, Takanobu Ito a dû démissionner.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 14/05/2015 à 8:52 :
Voila ce qu'il se passe lorsque le client "oublie" de contrôler la qualité du produit qu'on lui livre. Un grand principe sur la qualité ou la conformité : on ne peut être juge et partie à la fois. En oubliant ce principe basique et en déléguant le dit contrôle chez les fournisseurs, les assembleurs auront encore des surprises, au détriment des consommateurs. Takata est l'exemple le plus visible car fournisseur de nombreuses marques, cependant, si nous devions faire le compte de remplacements de pièces défectueuses réalisés en toute discrétion lors des passages au garage, nous serions effarés de connaitre les quantités de pièces non conformes produites/livrées/installées. Tout cela pour quelques centimes d'euros gagnés par pièce : le client (assembleur/constructeur auto) est aussi fautif que le fournisseur (sous traitant). La qualité a un prix.
a écrit le 13/05/2015 à 9:07 :
Belle faute dans le titre!

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :