Le candidat communiste à l'Élysée Fabien Roussel a accusé dimanche Peugeot et Renault de "trahison contre la nation" pour avoir délocalisé une partie de leur production en Chine, tout en accusant Emmanuel Macron de dérouler le tapis rouge à "des délinquants en col blanc". "Je demande l'arrêt de toute délocalisation", a affirmé Fabien Roussel au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, promettant de les "interdire" pour mettre un terme à ce qu'il a présenté comme "une saignée de plus d'un million d'emplois industriels" subie par la France.
"Quand je vois Renault et Peugeot délocaliser en Chine la Dacia Spring électrique et la C5 électrique, c'est une trahison contre la nation, un crime de lèse-majesté, un coup de poignard dans le contrat républicain", a assuré le candidat communiste. "Avec une majorité de gauche, je dirai à Peugeot et Renault stop, c'est terminé", a-t-il promis.
Fabien Roussel a, par ailleurs, accusé Emmanuel Macron de "combattre l'évasion fiscale avec un pistolet à tire-bouchon" et de recevoir à "son bureau de l'Élysée des délinquants en cols blanc". "Des présidents de fonds de pension qui sont les mêmes qui aujourd'hui achètent des entreprises en France, les revendent deux ans après, font des plus-values dessus. Sur ces plus-values boursières l'argent s'en va au Luxembourg", assure-t-il, citant comme exemple le fonds d'investissement américain Apollo qui a racheté en 2015 Verallia, filiale d'emballage de Saint-Gobain, pour l'introduire en Bourse.