Le patron de PSA donne une leçon de politique au Portugal

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Pour assurer la pérennité de son usine à Mangualde au nord du Portugal, le constructeur automobile a décidé en juin d'investir 48 millions d'euros pour y installer la plateforme de fabrication d'un nouveau modèle utilitaire, Citröen K9, produit conjointement avec l'unité PSA à Vigo au nord-ouest de l'Espagne.
Pour assurer la pérennité de son usine à Mangualde au nord du Portugal, le constructeur automobile a décidé en juin d'investir 48 millions d'euros pour y installer la plateforme de fabrication d'un nouveau modèle utilitaire, Citröen K9, produit conjointement avec l'unité PSA à Vigo au nord-ouest de l'Espagne. (Crédits : reuters.com)
Carlos Tavares a plaidé pour une "certaine stabilité", dans la ligne du gouvernement, alors que des élections législatives auront lieu le 4 octobre. Il estime qu'un manque de continuité sur le plan fiscal nuira aux investisseurs.

Le président du directoire du constructeur automobile PSA Peugeot Citroën, le Portugais Carlos Tavares, estime, dans un entretien publié lundi 7 septembre par le journal portugais Diario economico, que son pays d'origine "ne peut pas se payer le luxe d'une instabilité gouvernementale" résultant des élections législatives prévues le 4 octobre.

Quel que soit le vainqueur des élections, "changer brutalement de direction au moment où la reprise est en train de faire surface, peut ne pas être dans l'intérêt des Portugais", estime-t-il.

Alors que la formation d'un gouvernement pourrait s'avérer difficile, "une certaine stabilité" est nécessaire pour permettre aux "Portugais de tirer les bénéfices des efforts déployés pendant la crise", plaide le numéro un de PSA.

Quant aux investisseurs, ils ont besoin d'une "certaine visibilité et continuité" sur un plan fiscal pour prendre des décisions à long terme, qui ne sont pas toujours compatibles avec le calendrier électoral, estime-t-il.

Pas de majorité absolue en vue

Selon les sondages, ni la coalition de droite sortante ni le Parti socialiste ne semblent en mesure de dégager une majorité absolue. Les deux camps sont au coude à coude, avec une légère avance du PS (36% des intentions de vote) sur l'alliance formée par le Parti social-démocrate (PSD) et le CDS (35%).

Au bord du défaut de paiement, le Portugal avait dû solliciter en avril 2011 une aide internationale de 78 milliards d'euros. En contrepartie, le pays a mis en œuvre un sévère programme de rigueur et de réformes.

Pour assurer la pérennité de son usine à Mangualde au nord du Portugal, le constructeur automobile a décidé en juin d'investir 48 millions d'euros pour y installer la plateforme de fabrication d'un nouveau modèle utilitaire, Citröen K9, produit conjointement avec l'unité PSA à Vigo au nord-ouest de l'Espagne.

(avec AFP)

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a écrit le 07/09/2015 à 16:54 :
Plusieurs erreurs grossières sont à souligner dans cet article! D 'abord Mr. Tavares na pas donné de "leçons de politique" tel comme vous le décrivez mais à simplement exprimé ce qu 'il pensait être le mieux pour le pays à la suite d 'une interwiew sur le journal "Diário económico". D 'ailleurs et sans mépris pour sa personne, il est très loin d'avoir des talents en politique. Autre erreur, la ville de Mangualde là ou se trouve l 'usine de PSA est situé dans la région Centre "Beiras" ou "Centro". Terminat sur le point des eléctions je peux vous dire que même en cas de victoire du PS le changement sera tout au plus de quelques degrés.
a écrit le 07/09/2015 à 15:42 :
Eh oui c'est cela le social libéralisme , un état sommé de faire comme une entreprise, par un parvenu irrespectueux de ses ancêtres et de ce qu'ils ont fait pour lui

Abject
Réponse de le 08/09/2015 à 9:28 :
Pas vraiment, quand même, Carlos Tavares fait un très beau parcours. Je vous souhaite d'être aussi "successful", mais j'en doute vu la tonalité de votre commentaire. Le ressentiment et l'outrance ne font pas bon ménage avec la réussite... !!
a écrit le 07/09/2015 à 15:36 :
Après la crise du capitalisme essuyée par l'austérité des salariés, ces derniers devraient en plus voter pour ne pas nuire aux capitalistes.

A force de souffler sur les braises, ils vont se prendre un retour de flamme...
a écrit le 07/09/2015 à 14:54 :
Que diraient les chefs d'entreprises si les politiques leur disaient comment gérér leur boites ?
Ca s'appelle du chantage, au minimum.
Réponse de le 07/09/2015 à 16:51 :
Il me semble qu'ils le font deja non? (Alcatel, telecom, Alstom, automobile, Mittal...)

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