Les déboires de Northvolt jettent un froid sur l’Europe des batteries
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Northvolt est plus que jamais au bord du gouffre. Après avoir annoncé son placement sous la protection du chapitre XI de la loi américaine des faillites, le groupe suédois a indiqué, ce vendredi, que son PDG Peter Carlsson rendait son tablier. « C'est le bon moment pour moi de passer le relais à la prochaine génération de dirigeants », a laconiquement commenté le patron, qui conserve un rôle de « conseiller principal » et une place au conseil d'administration. Cet ancien de Tesla lâche ainsi les manettes de la start-up qu'il a cofondée en fanfare en 2016, avec l'ambition de devenir le fer de lance de l'Europe dans le domaine, si stratégique, des batteries pour véhicules électriques.
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Aujourd'hui, la fête est finie. Northvolt joue désormais sa survie. Plombé par une dette de 5,84 milliards de dollars pour seulement 30 millions d'euros de liquidités, l'industriel espère que son placement sous « chapter 11 », via sa filiale américaine, lui donnera le temps de se restructurer. Et surtout, de lever les 1 à 1,2 milliard de dollars dont il a besoin, selon sa direction, pour se relancer. Y arrivera-t-il ? Pas sûr. Son dépôt de bilan révèle que sa direction a jusqu'alors échoué à trouver de nouveaux investisseurs.