Batteries : Northvolt annonce la suppression de 1.600 emplois
latribune.fr

Le fabricant suédois de batteries pour véhicules électriques Northvolt a annoncé lundi la suppression de 1.600 emplois.
Reuters
latribune.fr

Le fabricant suédois de batteries pour véhicules électriques Northvolt a annoncé lundi la suppression de 1.600 emplois.
Reuters
L'industrie automobile européenne grince des dents. Le fabricant suédois de batteries pour véhicules électriques Northvolt a annoncé lundi la suppression de 1.600 emplois sur plus de 6.000 afin de faire face à une situation financière tendue et au ralentissement de la demande.
Son usine géante du nord de la Suède, à Skelleftea, sera la plus touchée avec environ 1.000 suppressions de postes, a-t-il précisé dans un communiqué. Au sein de ce site, il va mettre en sommeil une partie de sa production, celle de matériaux cathodiques actifs, pour se concentrer sur la production de cellules de batteries. Il confirme aussi qu'il y « suspend » tout projet de développement, où il peine à accélérer ses cadences de production.
Quelque 400 postes seront également supprimés sur son site de recherche Vasteras, à 100 km à l'ouest de Stockholm, et 200 dans la capitale où sont établies l'essentiel des fonctions support.
Le fabricant suédois traverse une période difficile. Il se voit de fait obliger de réduire ses activités. En effet, selon le quotidien économique Dagens Industri (DI), la situation financière de Northvolt s'est nettement dégradée à la fin de l'été. Le groupe essaie même d'organiser une nouvelle émission d'actions pour un montant de 7,5 milliards de couronnes (660 millions d'euros).
Mais le gouvernement suédois a d'ores et déjà prévenu la semaine dernière qu'il ne prévoit pas de venir au secours du fabricant de batteries. « Pour l'instant, la balle est dans le camp des propriétaires de Northvolt », avait déclaré le Premier ministre suédois, Ulf Kristersson. Pour rappel, le principal actionnaire du groupe suédois est Volkswagen, avec 21% du capital, devant Goldman Sachs (19%).
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Créé en 2016, Northvolt est l'un des grands espoirs européens en matière de batteries, à l'heure où l'Europe cherche à rattraper son retard face aux géants asiatiques et américains. En effet, l'Europe est à la peine face à la Chine dans la production de batteries électriques, avec 3% de la production mondiale, mais vise une part de marché de 25% d'ici la fin de la décennie.
Dans ce contexte, l'entreprise a obtenu des financements pour 15 milliards de dollars (13,5 milliards d'euros) depuis sa création, sous forme de capitaux propres ou de prêts. Mais elle a accumulé les retards de production ces derniers mois. En mai, BMW avait même renoncé à une commande de deux milliards d'euros conclue avec Northvolt pour la livraison de batteries en raison de ces retards.
Le groupe confirme par ailleurs qu'il va revoir le rythme de son développement international en Allemagne et au Canada, où il a annoncé ces derniers mois des projets d'usines géantes pour plusieurs milliards d'euros. En Allemagne, Northvolt avait annoncé en mai 2023 l'implantation d'une usine géante à Heide (nord), à une centaine de kilomètres de Hambourg, grâce à la promesse du soutien financier de Berlin.
Au Canada, les autorités du Québec ont estimé fin août que le projet pourrait prendre entre un an et un an et demi de retard. Ses premières opérations devaient débuter en 2026.
À lire également
(Avec AFP)
latribune.fr