La suppression des ZFE pourrait coûter au moins 3 milliards à la France
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La ZFE du Grand Paris concerne à elle seule 400.000 véhicules
DR
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La ZFE du Grand Paris concerne à elle seule 400.000 véhicules
DR
Que vont devenir les zones à faibles émissions (ZFE) ? La question demeure alors que, le 26 mars dernier, deux amendements ont été votés en faveur de leur suppression lors des discussions sur le projet de loi de simplification en commission spéciale. Des textes qui étaient débattus et soumis au vote de l'Assemblée nationale, depuis ce jeudi.
Pour rappel, les ZFE ont pour objectif de limiter la circulation des voitures les plus polluantes dans le cœur des quarante-deux agglomérations les plus peuplées afin de réduire la pollution atmosphérique. Initialement, 42 de ces zones devaient entrer en vigueur dès le 1er janvier 2025, avant que l'État, dans un premier temps, puis l'Assemblée nationale, se ravisent sur le calendrier.
Pour autant, la député (Ensemble) et présidente de la commission du développement durable, Sandrine Le Feur, milite pour le maintien de ce dispositif, vantant son impact sur la qualité de l'air.
Pour rappel, le nombre de décès annuels liés à la pollution de l'air s'élève à 40 000, soit plus que les accidents routiers ou la consommation d'alcool, selon Santé publique France.
À lire également
De son côté, le Rassemblement national, opposé à l'instauration de ces zones, dénonce une « écologie punitive en totale contradiction avec la réalité du terrain, qui n'apportera absolument aucune solution en matière, écologique mais va exclure des millions de Français, notamment les classes populaires et les classes moyennes », selon le député (RN) du Loiret Thomas Ménagé.